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Armée : LE CAPITAINE FARIN N’EST PLUS

La nouvelle a fait l'effet d'un choc à la rédaction de L'Essor : le capitaine Farintogoma Keïta de la Garde nationale est décédé. Il s'est éteint dans la nuit du jeudi à l'hôpital du Point-G à l'âge de 40 ans des suites d'une maladie. Ses obsèques ont eu lieu samedi sur la place d'armes de la Garde en présence des autorités militaires, d'une foule de parents, d'amis et de collègues. Il repose désormais éternellement au cimetière de Hamdallaye.

Farintogoma Keïta que nous appelions affectueusement ici « Farin » avait fait des études supérieures couronnées de succès en 1989 à l'Ecole normale supérieure (ENSUP) en 1989. Il incorpore par la suite le corps des gardes en 1993 comme engagé volontaire. Après avoir gravi les échelons jusqu'au grade de sergent-chef obtenu en 1999, il entre à l'Ecole militaire interarmes de Koulikoro d'où il sortira comme sous-lieutenant (2004). En 2006, il devient chef de section à la Direction de l'information et des relations publiques des armées (Dirpa)  et est promu lieutenant par avancement automatique. Cinq ans plus tard, il accède au grade de capitaine.

Au titre des études supérieures, Farintogoma Keïta, en plus de l'ENSUP et l'EMIA, a fait l'Université Cheick Anta Diop de Dakar où il approfondira ses connaissances en journalisme. Auparavant, il avait fait ses premières armes dans ce métier à la rédaction du Quotidien national L'Essor édité par l'Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), où il était très apprécié pour ses qualités morales, sa franchise, son respect de l'autre, sa sociabilité et son dévouement au travail.

Au niveau des forces armées et de sécurité, le capitaine Farintogoma Keïta a assumé plusieurs responsabilités. Il était le représentant de la Dirpa dans l'opération « Jigitugu » à l'Etat-major général des armées. Il assumait les fonctions de chef de division par intérim des relations publiques avec la Maison de la presse et de rédacteur au journal « Le clairon » depuis 1997.

De novembre 2012 à sa disparition, le capitaine Farintogoma Keïta occupait le poste d'officier de communication à l'opération « Badingo » à Sévaré. Tous ses chefs hiérarchiques gardent de lui le souvenir d'un travailleur dévoué qui avait un sens élevé du devoir. Le directeur adjoint de la Dirpa le lieutenant-colonel Souleymane Dembélé témoigne qu'il était un officier d'une probité et d'une rigueur exemplaires. Un officier qui a fait preuve de qualités morales et humaines indéfectibles.

Le général Didier Dakouo, l'ancien commandant en chef des opérations militaires au nord peut aussi témoigner sur les qualités de l'homme. Il relève qu'au boulot, Farin ne rechignait à la tâche. Bien au contraire. Il ne ménageait même pas sa propre santé. Sur les théâtres différents d'opérations (Djiguitougou et Badingo entre autres), poursuit le général Dakouo, il  s'est fait remarquer par son engagement, son esprit de discipline et son âme de militaire. Mais avec la maladie, Farin a perdu sa dernière bataille.

Il laisse derrière lui une veuve et 4 enfants éplorés. Dors en paix Farin.

 

S. DOUMBIA

L'essor

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