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Les viandes blanches sont hors de portée

Les ratages du gouvernement en matière de régulation son pointés du doigt. La Fédération algérienne des consommateurs tire la sonnette d'alarme quant à l'augmentation du prix de la viande blanche malgré le soutien de l'Etat des aliments avicoles. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l'association impute la responsabilité de l'envolée des prix au ministère de l'Agriculture et du Développement rural pour sa «carence» en matière de régulation de la filière viande. «Les quantités stockées de volailles congelées, et qui devaient normalement être déstockées par l'office durant les mois de Ramadhan et d'août n'a pas eu les répercussions attendues», peut-on ainsi lire sur le communiqué en question. «Cela n'a pas donné un impact positif en matière de stabilisation des prix comme prévu initialement par les pouvoirs publics.» La Fédération des consommateurs s'en remet au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour l'ouverture d'une «enquête approfondie» traitant des mécanismes de régulation du marché et permettant de mesurer leur effet et leur efficacité sur le terrain ainsi que de poursuivre les «responsables» qui, selon elle, «exposent le pouvoir d'achat des consommateurs à l'effondrement». L'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) s'était exprimée récemment sur ce même sujet, indiquant que le manque de production nationale est la cause principale de cette perturbation des prix. «Le besoin national en viande rouge est de 600 000 t par an, cependant l'offre est estimée à 350 000 seulement. Pour la viande blanche, le marché offre 15 000 t, alors que la demande est de 30 000 t», a ainsi précisé Tahar Boulenouar, porte-parole de l'Union générale des commerçants et des artisans algériens dans une récente intervention médiatique, soulignant que la suppression de la TVA et des droits de douane sur le maïs et le soja est «insuffisante». «En dépit de cette procédure, les prix de la viande blanche sont revenus, encore une fois, à la hausse. Ce qui prouve que cette solution est provisoire», a noté M. Boulenouar. Par ailleurs, l'Association des consommateurs énumère les ratages du gouvernement en matière de régulation des prix de la pomme de terre. «L'Office, écrivent les membres de la Fédération, n'a pas joué son rôle pour soutenir les producteurs de pomme de terre dont le prix ne dépasse pas les 10 DA dans les marchés de gros, alors que ce n'est pas un prix équitable. Le consommateur sera tenu de la payer bien plus chère dans les mois à venir.» La Fédération des consommateurs fait part, par ailleurs, de son inquiétude suite à l'absence de mécanismes efficaces pour la régulation des prix du mouton à la veille de l'Aïd El Adha. «Nous avons demandé, à maintes reprises, de procéder à des opérations provisoires d'importation de moutons sur pied qui permettraient de mettre à disposition des familles algériennes des moutons à des prix abordables.»  

El Watan

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