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Saison des pluies

Des Hlm Grand-Yoff à Liberté 6, en passant par Grand Yoff et Khar Yalla, le décor est le même. Certains profitent des pluies pour ouvrir leurs fosses septiques, pour évacuer les eaux usées, au détriment des passants.

9 heures ce jeudi 5 septembre, au rond-point de Liberté 6. Les passants troussent pantalon ou jupe, pour éviter les salissures des eaux usées. Hlm Grand-Yoff, Liberté 6, en passant par Grand Yoff et Khar Yalla, partout, les rues sont inondées, surtout les grands axes. Pour vaquer à leurs occupations, tout en évitant ces eaux, il faut beaucoup d'énergie : un bond à gauche, un autre à droite, on monte sur une brique, descend, traverse une flaque d'eau. Un véritable parcours du combattant. Mélangées avec la pluie d'avant-hier, ces eaux usées causent beaucoup de dégâts aux passants, aux vêtements retroussés, les chaussures à la main. Si ces chaussures sont de bonnes qualités. C'est le cas de cette dame qui vient juste de descendre d'un car rapide en revenant du marché. Aïda, seau à la main droite, chaussures à la main gauche, l'air furieux ; elle constate avec désolation l'état de la route : «Ce n'est pas normal que des gens profitent des pluies pour évacuer les saletés de leurs fosses septiques». Dans son wax en taille basse, cette dakaroise de 25 ans, habitant Liberté 6 fustige, avec la dernière énergie, cet acte qu'elle qualifie de «barbare». «Ces gens doivent penser aux torts qu'ils causent aux autres et à leurs conséquences», peste-t-elle. A l'image de ce coin du rond point 6, beaucoup de cités ; Grand-Yoff et Khar Yalla partagent le même décor en matière des eaux usées. Ces endroits restent invivables après la pluie.

Chemin de croix

Les riverains se déplacent avec beaucoup de peine. Ce n'est pas Abdou Tall Dieng qui dira le contraire. Lui qui est obligé de faire un grand détour, pour se rendre à la mosquée, pourtant, à quelques pas de sa maison Agé de 65 ans, cet habitant à Khar Yalla, chapelet à la main droite, dit avoir dépassé les temps où il pouvait sauter d'une pierre à une autre, pour se rendre d'un endroit à un autre. «Je n'ai plus cette fougue ni cette énergie de jeunesse qui me permettait de faire des bonds de gauche à droite ou de monter sur une brique pour me rendre à ma destination», confie-t-il. Beaucoup d'autres partagent son sort. Non loin de ce quartier de Grand Yoff, à Khar Yalla, les gens souffrent le martyre. Ici, c'est un véritable parcours du combattant, avec les voitures qui entrent dans la danse, éclaboussant les passants d'eaux. Certains automobilistes, par prudence, avancent à pas de caméléon, pour ne pas salir les passants. Moussa Fall, dans son 4X4, déclare préférer conduire doucement pour ne pas indisposer les piétons. «Je peux me trouver dans la situation inverse, c'est pourquoi, je fais avec douceur», dit-il, appelant, par la même occasion, les individus qui ouvrent leurs fosses septiques à être conscients des dégâts qu'ils causent à leurs pairs riverains et aux passants.

Aïssatou Doucouré NDIAYE

Rewmi

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