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Cités U : C’est pas le 4 étoiles !

Dimanche, plus d'un million d'étudiants reprendront le chemin des amphithéâtres, mais aussi celui des cités U pour certains. Seize mois après le drame de Tlemcen, la sécurité des étudiants semble s'améliorer mais reste insatisfaisante. El Watan Week-end fait le point. Le 20 mai 2012, 9 personnes décèdent et une quarantaine sont blessées suite à une explosion dans un restaurant universitaire à Tlemcen causée par une fuite de gaz. Six mois après le drame, les étudiants n'avaient pas été relogés et organisaient des manifestations contre le manque de sécurité dans leurs lieux de résidence et de vie. Cette année, près de 1 300 000 étudiants feront leur rentrée dimanche. Une grande partie d'entre eux logera dans des cités U. Certains dans le but d'intégrer des filières d'excellence, comme à Tlemcen où ouvrira, cette année, l'Institut africain de l'énergie, de l'eau et du changement climatique, financé par l'Union africaine et l'Etat algérien. D'autres, parce que leur lieu de résidence est trop loin de l'université qu'ils intégreront. Pour cette rentrée, la tutelle a fait des efforts. A Tlemcen, on a procédé au contrôle et à la rénovation de toutes les résidences de la ville, y compris celle de Maghnia. A Alger, l'été a servi à désinfecter, démoustifier et dératiser certaines résidences et à s'assurer de l'étanchéité des sols dans d'autres. «Dans les nouvelles cités universitaires livrées cette année, la situation est bien meilleure», affirme Mustapha Nawasa, membre de l'Union générale des étudiants. Toutefois, si les étudiants admettent que la situation s'améliore graduellement, les inconvénients restent inacceptables. «Il n'y a aucune sécurité, affirme Hamdia, résidente à Es Senia, à Oran. Les agents postés à l'entrée ne contrôlent pas les badges, à tel point que  des étrangers peuvent y accéder.» Du côté de l'Union générale des étudiants algériens, on confirme. «Il faut établir une politique nationale, avec des normes unifiées. Dans certaines cités, les directeurs font appel à des sociétés de sécurité privées. Dans d'autres, on utilise les agents des ½uvres universitaires», explique Mander Bouden. La surcharge des cités U risque de créer des situations tendues, selon lui. «Dans la wilaya d'Alger, le rapport étudiants/nombre de chambres libres n'est pas tenable», affirme-t-il. A Ouargla comme à Tizi Ouzou, les protestations d'étudiants se sont multipliées avant les vacances d'été. A l'intérieur du pays, une large frange d'étudiants réclame, à juste titre, des moyens pédagogiques de base et des conditions d'hygiène et de sécurité qui ne dépassent guère l'électricité, l'eau courante et le transport en fin de journée. En février dernier, les étudiants du nouveau pôle universitaire de Tamda, à Tizi Ouzou, avaient organisé une marche vers le siège de la wilaya pour interpeller le wali sur la situation d'insécurité. Des mesures leur ont été promises, mais cela ne suffit pas.

El Watan

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