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Une frappe contre la Syrie engendrerait un risque nucléaire

Moscou a demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’évaluer les risques nucléaires liés à une possible frappe américaine contre la Syrie, a annoncé jeudi le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne Vladimir Voronkov.
« J’ai adressé une lettre sur le Réacteur miniature source de neutrons (MNSR) syrien au directeur général de l’AIEA Yukia Amano. Nous demandons à l’agence de réagir immédiatement à la situation actuelle et de présenter une analyse des risques que présentent les éventuelles frappes américaines sur le réacteur MNSR et d’autres sites syriens », a indiqué le diplomate russe.
Il a déclaré avoir envoyé des lettres à ce sujet aux représentants permanents des autres pays membres de l’AIEA à Vienne.
Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé mercredi le secrétariat de l’AIEA à évaluer d’urgence les risques des éventuelles frappes contre la Syrie. Selon le ministère, si un engin frappait le réacteur MNSR de Damas, cela aurait des conséquences catastrophiques.
La Russie évoquera cette question lors de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA le 9 septembre et de la conférence générale de l’AIEA le 16 septembre.
La commission du Sénat américain pour les affaires internationales a approuvé mercredi un projet de frappes militaires contre le régime du président Bachar el-Assad. Le Congrès devrait se prononcer sur ce projet le 9 septembre. Washington accuse les autorités syriennes d’avoir utilisé des armes chimiques le 21 août dernier près de Damas.

Une frappe contre la Syrie se répercutera dans le monde entier

Une opération armée contre la Syrie pourrait se répercuter dans le monde entier, y compris dans le Caucase, au Proche-Orient et en Asie centrale, estime le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine.

« Je ne pense pas que les effets négatifs possibles d’une action militaire non autorisée par l’ONU se limitent au Caucase. Je suis persuadé que des frappes contre la Syrie porteraient atteinte non seulement au Caucase, mais aussi au Proche-Orient et à l’Asie centrale. Des contrecoups se feraient également sentir dans le monde entier », a déclaré le vice-ministre dans une interview au journal en ligne Russia Direct.

Selon le diplomate, ces effets négatifs « ne résulteront pas de la position adoptée par la Russie, la Chine, l’Iran et par certains pays arabes ».

M. Karassine a également fait savoir que la question syrienne était souvent évoquée dans les capitales européennes.

« Les débats sur la Syrie à la chambre britannique des Communes a montré que les parlementaires du Royaume-Uni n’avaient pas oublié les leçons de l’Irak. Ce que Tony Blair a fait il y a dix ans pourrait à peine passer aujourd’hui », a indiqué le diplomate.

« Le monde en a tiré des conclusions », a résumé le vice-ministre.

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