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Proda s’engage

Une commission mixte composée de représentants des producteurs de pommes de terre et d'oignons de la région Ouest, du directeur de la régulation de la SGP Proda (Société de gestion des participations des productions animales), du directeur des services agricoles, de celui de l'Onilev et du président de la Chambre d'agriculture, a tenu une réunion lundi, à Tiaret pour discuter de l'approche préconisée par le ministère de l'Agriculture pour la régulation du marché de cette filière, pérenniser l'activité et par conséquent l'achat du surplus de production que les agriculteurs n'arrivent pas à écouler à des prix raisonnables. A vrai dire le marché local de la pomme de terre a été boosté le jour même de la rencontre avec les représentants de Proda au siège de la Chambre et sur le terrain, au niveau de l'exploitation Dahmouni. M. Mansour, un producteur qui cultive près de 100 hectares de pommes de terre en irrigué à partir du barrage, ne sait plus où donner de la tête avec ces dizaines de camions qui attendaient pour charger le produit destiné aux frigos des filières Proda. Avant cette incursion dans les vastes champs où est produite la pomme de terre «spounta», une discussion franche et cordiale a valu aux intervenants de soulever leurs craintes, vite dissipées du reste par l'intervention de H'cene Tarek Boukli et Mostefa Mostefa. Ce dernier, en sa qualité de président du CNIFPT, parlait au nom des producteurs de la région de Tiaret et d'Aflou, des zones à production tardive où l'en enregistre de la gelée. M. Boukli, comme pour rassurer les professionnels de la filière, a fait savoir que cette année, «même les chambres froides du ministère de la Défense nationale ont été sollicitées». Pour atténuer les appréhensions, M. Mostefa s'est vu promettre par le ministre en personne de «tout mettre en ½uvre pour qu'il n'y ait pas de dysfonctionnement dans l'approvisionnement du marché pour les consommateurs ni léser les droits des producteurs».  Sur place, nous avons pu constater l'entrain pour l'enlèvement de grandes quantités de pomme de terre, de très bonne qualité du reste. Pour ce faire et afin d'éviter tout malentendu, des agréages se feront avant le stockage de la production dans différentes chambres de la région Ouest. S'étendant sur plus de 3000 hectares pour la culture de la pomme de terre et 15 000 pour l'oignon, les agriculteurs n'ont pas manqué de soulever le problème des autorisations de pompage délivrées par les services de l'hydraulique. Introduite en janvier, la demande n'a été satisfaite qu'à partir de fin mai, d'où une perte de temps pénalisante. S'agissant du plan de culture autrefois en vigueur dans le secteur de l'agriculture, le représentant de Proda dit préférer «une déclaration de culture». S'agissant des importateurs de pomme de terre - ils sont 25 à activer dans le secteur - M. Mansour «a émis le v½u de les voir s'impliquer dans le dispositif Syrpalac en absorbant eux aussi une quantité de la production et ne pas se suffire de nous vendre de la semence sans faire d'effort pour installer des chambres froides». Le déficit en chambres froides concourt au dépérissement de ce tubercule dès qu'il germe et devient un fardeau pour les producteurs. «L'Algérie, qui a inscrit sa démarche dans une vision tendant à la sécurité alimentaire, a vu la production de pomme de terre et d'oignon augmenter ; elle est dans l'obligation d'aider les producteurs et c'est ce qu'elle est en train de faire», a affirmé M. Boukli. En 2012, les filiales de Proda ont absorbé plus de 200 000 tonnes de pommes de terre. Cette année, bien qu'on n'en soit qu'au début, 60 000 tonnes ont été déjà été stockées à raison d'un prix fixe de 20 DA le kilo.  

El Watan

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