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Des bureaux de la LADDH se démarquent des dissidents

Plusieurs bureaux de la Ligue ont réagi hier pour réaffirmer leur soutien à Me Benissad et déjuger ses opposants. Les contestataires de LADDH devront ainsi revoir leurs calculs. Communiqué après communiqué, différents bureaux régionaux de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) se démarquent de la démarche entreprise par les opposants au  président Noureddine Benissad, tout en lui réitérant leur soutien. Dans des documents transmis à notre rédaction, les sections de Djelfa, Médéa, Tizi Ouzou, Boumerdès, Skikda et Sidi Bel Abbès démentent la participation de leurs représentants à la réunion tenue le 30 août 2013 à la Maison des syndicats, à Alger. Ces derniers précisent qu'ils soutiennent les instances légales de la LADDH car elles sont «élues démocratiquement». «Le bureau de la LADDH de la wilaya de Boumerdès déclare n'avoir mandaté aucun militant pour assister à la réunion du 30 août 2013 tenue au siège d'une organisation syndicale et se démarque de cette réunion anti-statuaire. Nous réitérons notre soutien aux instances légitimes de la LADDH», est-il indiqué. Dans le même sillage, le bureau de Skikda précise qu'il n'a envoyé aucun représentant à Alger, ajoutant : «Nous nous démarquons clairement de cette réunion.» De son côté, le bureau de Sidi Bel Abbès dément l'envoi d'un représentant pour assister à la réunion organisée le 30 août à la Maison des syndicats. Le même bureau exprime «son total désaccord avec la feuille de route consignée et réitère son soutien à Me Benissad». Les militants de Sidi Bel Abbès réaffirment que «les destinées de la Ligue sont définies par les militants à l'intérieur de la Ligue et en dehors de tout parrainage» ; ils rappellent que «toute réunion au nom de la LADDH tenue en dehors des textes la régissant est illégale, nulle et non avenue, et constitue une transgression de l'éthique interne de la Ligue». Ils ajoutent que «la fonction de coordinateur n'existe pas dans les textes de la LADDH». «Seules les instances représentatives de la Ligue sont élues et désignées par l'assemblée générale, à savoir le conseil national, le comité directeur, qui sont présidés par l'actuel président démocratiquement élu et incontesté jusqu'à ce jour». Le bureau de Sidi Bel Abbès rappelle également que le président a «entrepris depuis plusieurs mois les démarches pour obtenir l'autorisation de réunion d'une assemblée générale de mise en conformité de la LADDH». Le bureau de Tizi Ouzou a également dénoncé «une réunion illégale et clandestine». «Nous assurons le président et les instances de la LADDH de notre soutien indéfectible», lit-on dans le communiqué de ce bureau. Celui de Djelfa a, de son côté, démenti «la présence d'un ses représentants à la réunion organisée à la Maison des syndicats et ne reconnaît aucune réunion tenue en dehors des instances de la LADDH». Il réitère son soutien aux «instances légitimes et au président élu, Noureddine Benissad». Enfin, le bureau de Médéa demande «le retour aux instances de la Ligue, notamment le conseil national, que seul le président Benissad est habilité à convoquer». «Nous demandons à ce que les conflits internes à la Ligue soient discutés à l'intérieur de l'organisation», peut-on lire.

El Watan

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La rédaction