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MAGAL DES DEUX RAKAAS DE SAINT-LOUIS C'était il y a 118 ans ...

118 ans se sont écoulés depuis que Cheikh Ahmadou Bamba avait prié dans le Palais du gouverneur. L'acte en lui même portait les stigmates d'un défi, pacifique certes, mais relevant de la stricte observance des prescriptions divines.

A l'extrémité ouest du continent africain, Cheikh Ahmadou Bamba, une grande figure religieuse, venait de se signaler au monde. Ses détracteurs le calomnièrent, prétendant faussement que c'était le début d'une résistance armée. Le colon, croyant sceller son sort, décida, au cours d'un procès inique, de le déporter. Pour prouver l'Unicité de Dieu et démontrer sa foi, le Cheikh pria deux rakaas dans l'enceinte du palais du gouverneur à Saint-Louis ; chose impensable à l'époque. Cette prière, unique et inédite de mémoire d'homme, a marqué le tournant décisif pour la religion musulmane, prise dans les pièges opportunistes de certains guides. Mais, dans les mémoires, cet acte de haute portée spirituelle et historique du fils de Mor Anta Salli et de Mariama Bousso est encore vivace. Et, c'est cette défiance que la communauté des fidèles et la communauté musulmane s'apprête à célébrer, 118 ans après. La prière des deux rakaas marque le début de la mission de Cheikh Ahmadou Bamba qui commerça avec le Prophète Mohamed (Psl), afin d'être son fidèle Ami. Cela, non pas au prix de la Jihad (guerre sainte), mais grâce à la bataille contre les instincts basiques et les choses bassement matérielles d'ici-bas. Ce combat ne pouvait se gagner que sur le front de la mystique, du travail bien ancré et de l'adoration, en tout moment, de son créateur, doublés d'une soif inextinguible de savoir. Ce pacte conclu, il fallait le concrétiser par la traversée de 258 épreuves, les unes plus privatives que les autres, plus machiavéliques et ignominieuses.

Dignité de la race noire

Le starting-block se situait à Saint-Louis, cité hautement religieuse et ouverte à une kyrielle de courants et confréries. Le 5 septembre, Cheikh Ahmadou Bamba a accompli, dans l'enceinte du palais du gouverneur à Saint-Louis, un acte qu'il a fait non pour provoquer l'autorité coloniale, mais simplement pour prouver sa foi en Dieu, sa crainte en son Seigneur. Et aujourd'hui, Cheikh Ahmadou Bamba a la récompense de son Seigneur, au vu de cette forte mobilisation. Aussi, revient-il à toute la race noire de se mobiliser. Même ceux qui ne sont pas musulmans doivent, à l'heure du Takussan, marquer un temps d'arrêt pour rendre hommage au Cheikh pour cet acte de ferveur. Car, en agissant de la sorte, il a rehaussé et élevé la dignité de la race noire, sans distinction de religion. C'est pour cette raison que le président de la République, Macky Sall, qui a compris toute la signification de cet événement immortalisé par le «kurel» des 2 rakaas, a décidé, depuis un an, de faire de cette manifestation un événement de dimension nationale, en chargeant le ministre de l'Intérieur de le représenter et dire au «kurel» et à l'ensemble de la communauté mouride qu'il est en parfaite communion avec eux, en ces moments exceptionnels de grâce et de prières. Le rayonnement de cette prière est tel que membres du gouvernement, l'Etat et autres nombreux contributeurs apportent une aide matérielle et financière, pour la réussite de chaque édition.

Ndar, le chemin de la victoire

C'est une date historique pour la ville de Saint-Louis. Mais également, une vraie histoire pour la umma islamique. Depuis quelques jours, des pèlerins venus du monde entier convergent vers la ville de Ndar pour marquer l'événement. Bamba a gagné, le 5 septembre, dans le bureau du gouverneur. C'est ici à Ndar que Cheikhoul Khadim a choisi pour adresser un message fort à l'homme blanc et inviter le religieux à un engagement sans gerçure pour livrer le message de la solidité. La célébration de cet événement a été entamée par de dignes fils de la ville de Ndar. Aujourd'hui, l'essentiel a disparu. Depuis plus de 38 Ans, des milliers de personnes convergent vers la ville de Mame Coumba Bang, le jour du 5 septembre. C'est dans cette ancienne capitale de l'Aof que le fondateur du mouridisme avait prié les deux rakaas qui sont devenus, aujourd'hui, des prières éternelles pour la confrérie mouride. Le chemin était long pour Khadim Rassoul. Déjà, le 10 août 1895, Cheikh Ahmadou Bamba qui venait de quitter Mbacké Bary, rencontre à Djéwol le détachement de 120 soldats venus l'arrêter. Et, le 5 septembre 1895.

Sidy THIAM

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