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L'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton et le ministre marocain des Affaires étrangères, 26 février 2012. REUTERS/Jason Reed
L'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton et le ministre marocain des Affaires étrangères, 26 février 2012. REUTERS/Jason Reed

L'axe Rabat-Washington: une valeur sûre

A l'aube de possibles bouleversements dans le monde arabe, le magazine Tel Quel réalise une enquête sur les relations entre le Maroc et les Etats-Unis.

Fin août, le roi Mohamed VI a fait savoir qu'il était favorable à une intervention militaire contre Bachar al-Assad. Le roi chérifien suivait alors la position volontariste de l'administration américaine (qui est revenue en arrière depuis).

La position du Maroc n'a pas surpris: le royaume est connu pour être un allié historique des Etats-Unis. Dans une enquête publiée le 29 août dernier, le magazine marocain Tel Quel revient sur les relations qu'entretiennent les deux pays et la spécificité du cas marocain dans le monde arabe.

Si l'anti-américanisme, très répandu dans la région, ne s'arrête pas aux frontières du Maroc, le journaliste note qu'il n'est pas aussi fort qu'en Tunisie ou en Egypte. Ces derniers ont été le théâtre de manifestations anti-américaines violentes ces dernières années.

D'après le magazine, l'anti-américanime «reste peu significatif, ou du moins n’a que très rarement atteint un seuil où il puisse se transformer en menace terroriste. A part l’appel à vigilance lancé en 2007 par l’ambassade US à ses ressortissants (après qu’un kamikaze s’est fait exploser non loin du Centre culturel américain à Casablanca) et le renforcement des mesures sécuritaires qui s’en sont suivies, les Américains ne courent aucun danger au royaume.»

Du côté des Américains, les éloges du «modèle» marocain ne manquent pas: le Maroc est qualifié d' «allié stratégique», de «partenaire majeur», d'«ami durable». Une marque de proximité qui se traduit dans la signature d'accords de coopération entre les deux pays. C'est aussi cela la diplomatie: du donnant-donnant.

«Depuis son indépendance, le Maroc a reçu plus d’aide financière américaine que tout autre pays arabe», poursuit le magazine. En contre-partie, le Maroc épouse les lignes de l'Oncle Sam: le libéralisme économique, une position «moins hostile à l’égard de l’Etat d’Israël», la lutte contre le terrorisme...

En dehors des sphères politiques, les Etats-Unis restent un pays qui fait rêver: des jeunes Marocains se rendent tous les ans aux Etats-unis pour finir leurs études. Cet été, la société Coca-Cola a permis à 100 jeunes arabes de silloner les Etats-unis. Des Marocains faisaient partie du voyage.

Lu sur Tel Quel

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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