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Autant le dire : Rentrée des

Le gouvernement a fait sa rentrée hier 4 septembre à Kosyam par le premier conseil des ministres après les vacances. Au rôle, des dossiers bien chauds et d'importance auxquels les membres de l'équipe gouvernementale doivent s'attaquer sans attendre.

Le premier des premiers dossiers est incontestablement la mise en place du Sénat dont la copie initiale a été revue et corrigée par les membres du comité de suivi et d'évaluation de la mise en ½uvre des réformes politiques et institutionnelles. Maître d'½uvre de ces réformes qui divisent la classe politique et les Burkinabé d'une manière générale, Luc Tiao, à travers son ministre d'Etat chargé des relations avec le Parlement et des Réformes politiques, doit réussir enfin à convaincre les Burkinabé que cette fois-ci, ils sont sur le bon chemin. Réduction du nombre des sénateurs de 89 à 71, ouverture de l'âge à 30 ou 35 pour prendre en compte les jeunes, réduction du coût de fonctionnement de l'institution par moins de sessions, etc... Pourra-t-il réussir ce pari ? Ce qui ne sera pas, à priori, une mince affaire. Mais quand on considère que des partis politiques comme l'Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) et les religieux (notamment les évêques) qui avaient des griefs contre la première mouture du Sénat ont accepté le consensus avec cette nouvelle copie, on peut croire que les choses peuvent aller et que la tension va baisser définitivement sur cette question.

Par contre, l'opposition qui a réussi à radicaliser une partie des Burkinabé sur ce Sénat qui apparait comme la base de toutes les difficultés qu'ils vivent, ne restera pas les bras croisés. Sous quelle forme va-t-elle manifester ? On le saura sans doute dans les prochains jours. Elle qui donnait l'impression d'avoir inscrit cette contestation dans son agenda politique devra, au cas où elle pliera devant cette nouvelle copie du Sénat, trouver un autre sujet pour « emmerder » le pouvoir.

Et la vie chère est vite et tout trouvée. Car en effet, cet autre point de revendication était bien inscrit dans le même agenda de l'opposition. D'ailleurs, il a réussi à mobiliser davantage les Burkinabé car « ça nous concerne tous ». Mais, cette question majeure, Luc Tiao et son gouvernement, au cours de cette rentrée gouvernementale, l'ont inscrite au centre des préoccupations auxquelles il faut trouver rapidement des solutions. Aussi, le gouvernement qui a sans doute compris le cri de c½ur des Burkinabé veut prendre des mesures fortes. Pourvu qu'elles soient durables. D'abord pour réduire les prix de certains produits de grande consommation. Ce qui va contribuer à atténuer sans doute considérablement les souffrances des Burkinabé des villes et des campagnes. Seulement, il faut pouvoir contrôler régulièrement ces prix abaissés sinon, les commerçants pour un oui ou un non, n'hésiteront pas à les rehausser. Et ce d'autant plus qu'en plus de la baisse des prix de produits de grande consommation, les salaires des fonctionnaires et autres agents de l'Etat connaitront une revalorisation.

Quand on considère donc ces deux mesures qui doivent en principe être mises en ½uvre avant la fin de l'année 2013, on peut, sans le féliciter, dire que le gouvernement est, une fois de plus en phase avec les vraies réalités des Burkinabé. Il est établi qu'on ne peut pas demander à la majorité des Burkinabé de faire des efforts alors que l'opulence de la minorité crève les yeux. C'est donc normal de procéder à un rééquilibrage du partage des fruits de la croissance. D'autres dossiers non moins importants sur la table du gouvernement dont l'accès aux services sociaux de base comme le recommande le programme quinquennal sur la base duquel Blaise Compaoré a été élu en novembre 2010. Ainsi, tout le monde se mettra sur le chemin du développement du pays.

Dabaoué Audrianne KANI

L'Express du Faso

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