mis à jour le

Centrafrique: 10 ans de prison requis contre d'ex-rebelles Séléka

Le parquet du tribunal de Bangui a requis mercredi 10 ans de prison ferme contre une vingtaine d'ex-rebelles de la coalition Séléka, accusés de violences et de pillages dans la capitale centrafricaine, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je requiers contre eux 10 ans de prison ferme et une amende de 400.000 francs CFA" pour chacun (environ 610 euros), a déclaré le procureur Alain Tolmo.

Ils sont poursuivis pour "pillages et dégradation de biens d'autrui, soustraction de biens, actes de nature à compromettre la sécurité et à entraîner la haine envers les institutions de la République", selon le tribunal de grande instance.

Le procès - le premier du genre - avait démarré vendredi, et le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 11 septembre. Les 24 prévenus avaient plaidé non coupables.

Le 20 août, une opération de désarmement de partisans de l'ex-président François Bozizé, menée par le Séléka dans le quartier de Boy-Rabé, avait fait au moins 11 morts, une trentaine de blessés, et été accompagnée de pillages.

Les prévenus avaient été interpellés par d'autres combattants du Séléka après ces évènements.

La semaine dernière, la force africaine en Centrafrique (Misca) a pris position dans le nord de Bangui, pour neutraliser des combattants du Séléka qui y sèment la terreur et refusent de regagner leurs casernes.

Le président de transition Michel Djotodia, qui a renversé le régime de François Bozizé le 24 mars, a lancé mardi l'opération de désarmement des Séléka et détenteurs d'armes illégaux au commissariat central de Bangui.

M. Djotodia a demandé "à ceux qui possèdent des armes, soit les éléments incontrôlés de Séléka, soit ceux qui vivent dans la population de Bangui, de (les) restituer immédiatement".

"Tous ceux qui tenteront de s'opposer à cette opération salvatrice de désarmement seront considérés purement et simplement comme des déstabilisateurs du régime et de la nation", a pour sa part déclaré le ministre de la Sécurité publique, Josué Binoua.

Seuls les éléments du Séléka déjà cantonnés sur six sites identifiés de la capitale sont exemptés de cette opération.

AFP

Ses derniers articles: Maroc: le leader de la contestation dans le nord recherché  Côte d'Ivoire: la police arrête le porte-parole des ex-combattants  Les chrétiens égyptiens enterrent leurs morts dans la douleur 

prison

AFP

Ethiopie: un opposant condamné

Ethiopie: un opposant condamné

AFP

Attaque de la prison de Kinshasa : une commission enquête annoncée

Attaque de la prison de Kinshasa : une commission enquête annoncée

AFP

RDC: la prison de Kinshasa attaquée, un chef rebelle évadé

RDC: la prison de Kinshasa attaquée, un chef rebelle évadé

Séléka

République centrafricaine

Plongée dans les rues de Bambari, symbole du chaos centrafricain

Plongée dans les rues de Bambari, symbole du chaos centrafricain

AFP

Centrafrique: combats entre forces internationales et ex-rebelles Séléka

Centrafrique: combats entre forces internationales et ex-rebelles Séléka

Blood diamonds

Derrière les violences en Centrafrique se cachent les diamants de sang

Derrière les violences en Centrafrique se cachent les diamants de sang