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Koudbi Emmanuel Zongo, Initiateur du FIIJA :

Le frère Koudbi Emmanuel Zongo de la sainte famille est à l'origine du Forum international interreligieux Jeunesse pour l'Avenir (FIIJA) dont la première édition s'est tenue du 30 août au 1er septembre 2013 à Koudougou. Avec le frère Zongo, nous avons échangé, essentiellement, sur le bilan du FIIJA 2013, les perspectives de ce Forum qui fait la promotion du dialogue interreligieux, de la paix et du développement.

Lefaso.net : Nous sommes à la clôture du FIIJA 2013. En tant qu'initiateur, quels sont en ce moment vos sentiments au moment où s'achève la première édition ?

KEZ : Nous avons pensé cet événement il y a trois ans. Nous l'avons confié à Dieu. Nous avons eu l'appui des personnes de bien. Et aujourd'hui, la première édition du FIIJA se termine. Le bilan que nous faisons, c'est d'abord un sentiment d'action de grâce à Dieu qui a voulu et m'a donné tous les moyens. C'est un sentiment aussi de gratitude envers toutes les personnes qui ont contribué à sa réussite. Les mots me manquent pour les remercier. L'autre sentiment qui m'habite au plus profond de moi-même, c'est celui d'un engagement continu pour une humanité qui aime, qui prie, qui travaille. Que tous les jeunes de foi soient des hommes d'action et de prière. Que les Hommes de bien ne traversent pas l'histoire en laissant l'Homme gémir au bord de la route. C'est un message que je voudrais lancer également au gouvernement burkinabè, à tous les gouvernements, parce que nous devons travailler sans considération de nos différences. Il a été très difficile d'organiser ce forum. Les défis restent encore très grands. Nous demandons aux Hommes de bien de nous soutenir. Nous le faisons par pur engagement moral et spirituel en faveur de l'humanité. C'est un cri de c½ur que je lance à toutes les personnes qui soutiennent le FIIJA, la jeunesse nazaréenne, de continuer leur soutien afin que la jeunesse nazaréenne puisse réaliser tout ce qu'elle veut pour l'humanité.

Lefaso.net : Parlant toujours de bilan, quels sont les grands acquis de ce forum de Koudougou ?

KEZ : Le premier acquis, c'est d'abord la rencontre de jeunes de différentes confessions religieuses et de différents pays de la sous-région, à savoir le Niger, le Mali, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Cette rencontre est primordiale pour moi. Deuxièmement, il y a les communications, notamment celles livrées par des personnalités comme Tertius Zongo, Juliette Bonkoungou ou par des leaders religieux ou de jeunesse. Cela m'a beaucoup touché. C'est aussi une source de motivation car cela signifie que la cause est partagée.

Lefaso.net : Parlez-nous des difficultés rencontrées !

KEZ : La première difficulté, c'est la compréhension. Des gens ne comprennent pas encore le bienfondé du Forum. C'est un peu regrettable de voir qu'une activité organisée pour la paix et l'épanouissement de la jeunesse n'intéressent pas certaines personnes, quand bien même elles sont informées. Le problème de financement, constitue la deuxième difficulté majeure. Nous avons dû nous endetter pour pouvoir tenir l'organisation de la présente édition.

Lefaso.net : A combien s'élèvent vos dettes ?

KEZ : Plusieurs millions de francs. Actuellement, nous atteignons entre deux à trois millions de dettes. Nous avons foi, nous comptons sur la providence et sur des c½urs généreux pour rembourser ces dettes.

Lefaso.net : Avec ces difficultés financières, peut-on s'attendre à une autre édition du FIIJA ?

KEZ : Oui. Parce ces difficultés nous montrent que le forum tient sa place et doit réussir. Les activités qui habituellement se montrent difficiles au début, pour nous, sont celles qui balisent le chemin. Plus c'est difficile, plus l'on doit avancer.

Lefaso.net : Ce sera quand et où la prochaine édition ?

KEZ : Avec la Fondation Houphouët Boigny, nous pensons organiser la deuxième édition en 2015 à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire. Le FIIJA se tiendra tous les deux ans. Après la Côte d'Ivoire, nous pensons au Mali pour la troisième édition. Pour la quatrième édition, nous envisageons déjà l'Europe ou l'Afrique centrale. Mais, nous entendons commémorer chaque 25 mai, la journée de l'Afrique pour que l'intégration ne soit pas seulement entre les peuples, mais aussi entre les fois, les Hommes de religions. L'intégration africaine, c'est aussi la cohésion des différentes religions et des peuples.

Lefaso.net : Vous êtes le fondateur de la jeunesse nazaréenne. Que signifie la jeunesse nazaréenne ?

KEZ : La jeunesse nazaréenne est un mouvement qui est lié aux frères de la sainte famille dont la spiritualité est pour un esprit de fraternité entre les Hommes ; une vie qui prie, travaille et aime. Notre devise, c'est la Prière, Amour, Travail. Et les panels du présent Forum respectent ces principes. Le premier panel a porté sur la paix qui renvoie à l'amour. Le deuxième panel est relatif à la foi, donc à la prière. Et le troisième panel a trait au développement, c'est-à-dire le travail. Vous avez là les articulations de notre spiritualité.

Propos recueillis par Grégoire B. BAZIE Lefaso.net

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