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SENEGAL

L'équipe nationale du Sénégal pourrait connaitre une nouvelle hiérarchisation, notamment, pour son prochain match contre l'Ouganda, prévu ce 7 septembre à Marrakech. Très brillants lors de la rencontre amicale contre la Zambie, les nouveaux pensionnaires de la tanière pourraient être à l'honneur pour ce match capital pour la qualification aux barrages du prochain mondial.
«Les joueurs passent, la sélection demeure». En équipe nationale du Sénégal, on serait même tenté de dire que les «bleus» sont sur le point de prendre le témoin à certains ténors. Il s'agit de Issa Cissokho, Papy Djalabidji, Henry Saivet et Alfred Ndiaye. Ces joueurs qui viennent d'intégrer la tanière ont déjà marqué des points au sein du groupe d'Alain Giresse. En effet, leur première sortie avec les Lions a mis en lumière ces «binationaux». Entrés en seconde période, ils ont fini par séduire le sélectionneur national et son staff.

Henry Saivet, le natif de Langoiran, très actif, a été l'élément déclencheur de la machine d'attaque sénégalaise. Le jeune Bordelais donnait le tournis aux Chipolopolos, chaque fois qu'il héritait du cuir dans le couloir droit. Une entrée plus que satisfaisante. A l'instar de Djilabodji, Alfred Ndiaye, l'ancien joueur de Nancy, passé par Sun-derland et désormais à Eskisehir¬spor, a lui aussi apporté sa touche dans la nouvelle allure de Giresse. Placé au c½ur du milieu de terrain sénégalais, ce dernier s'est révélé très précieux dans le travail de pressing et de récupération. Quant à Papy Djilobodji, l'autre canari nantais appelé pour ce match de préparation, il a évolué, en toute sécurité, en défense centrale, associé à l'Anderlechtois Cheikh Kouyaté. Comme pour dire que les cadres devront cravacher dur pour sauvegarder leur statut. Ces nouveaux lions ne semblent en tout cas pas venir jouer les seconds rôles. Au regard même de leur prestation et des déclarations d'Alain Giresse, tout semble se dessiner. «Que ce soit les Nantais (Issa) Cissokho et (Papy) Djilabodji, (Henri) Saivet et Alfred Ndiaye, ils sont arrivés avec le couteau entre les dents et une volonté de s'intégrer rapidement. Ces joueurs ont démontré qu'ils avaient envie de se fondre dans le groupe et de défendre leur place», avait laissé entendre le sélectionneur national. D'ailleurs, le technicien français s'est déjà engagé à rompre avec le déjà là et à mettre en place une équipe type. Dès lors, pour ces bleus, entretenir cette confiance placée en eux est une exigence. Et le match de ce samedi contre l'Ouganda est une aubaine pour ces binationaux soucieux de confirmer leur virtuosité. Surtout en l'absence, une nouvelle fois, de Demba Bâ, Papis Demba Cissé, Issiar Dia, Rémi Gomis.

Jacques GOMIS

Rewmi

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