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Ibrahim Boubacar Kéïta

Entre son élection le 11 août dernier et son investiture prévue pour le 4 septembre prochain, Ibrahim Boubacar Kéïta a eu du temps pour rendre visite au président du Faso, Blaise Compaoré. Au palais de Kossyam ce 31 août 2013, à la suite d'une entrevue qui aura duré un peu plus d'une heure, les deux hommes se sont prêtés aux questions des journalistes venus nombreux.

A la presse, le président Ibrahim Boubacar Kéïta a confié être venu accomplir « un devoir élémentaire de reconnaissance à Blaise Compaoré qui a accepté la lourde responsabilité d'assurer la médiation dans la crise multiforme » que son pays a connue.

Pour lui, l'arrêt de l'avancée guerrière des mouvements Touareg dans la conquête du territoire malien a été possible « grâce à l'effort initial qui a été entrepris ici en terre africaine du Burkina Faso ». Et ce, à la faveur des efforts multiformes consentis par Blaise Compaoré dans la résolution de celui-ci a qualifié de « catastrophe ».

D'où, donne IBK de croire, il importe « par devoir naturel », de « venir pour lui témoigner notre reconnaissance et lui savoir gré au nom du peuple malien, au nom de la CEDEAO, mais aussi des liens séculaires et multiformes qui lient nos deux pays, l'histoire, la géographie et l'anthropologie ».

Priorité des priorités, il faut tabler sur la réconciliation

Maintenant que la crise semble être surmontée, il faut s'attaquer aux priorités. Et à en croire IBK, la priorité des priorités, c'est « la réconciliation des maliens ». « Il faut déjà que nous nous retrouvions en partage heureux de ce pays », a-t-il martelé. Et de préciser, « la réconciliation nationale sur des bases franches et saines ».

Poursuivant dans le déballage de sa stratégie de réconciliation, IBK dira : « Tout ce qui pourra faire en sorte que notre fraternité, notre vivre-ensemble soit conforté, me verra pleinement engagé, totalement disponible ».

Et les engagements internationaux du Mali seront tenus, « singulièrement celui-là (en parlant de l'accord préliminaire signé à Ouagadougou le 18 juin dernier) », a promis le président Kéïta qui dit compter en cela, sur l'accompagnement du président du Faso.

Quelle sera la place du capitaine putschiste du 22 mars 2012 bombardé en grades, et devenu ainsi général, Hamadou Haya Sanogo ? A cette question, la réponse du nouvel homme fort du Mali est claire : « Pas dans mon gouvernement en tout cas, pas dans mon gouvernement, pas dans mon gouvernement ! ». Pendant qu'il martelait, à ces côtés, son hôte Blaise Compaoré n'a pu contenir son sourire.

Fulbert Paré

Lefaso.net

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