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Détention des étudiants après les manifestations : L'opportunisme malsain de Zéphirin Diabré

Le vendredi 23 aout 2013, la Justice burkinabè accordait la liberté provisoire aux étudiants détenus à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) suite aux événements du jeudi 1er aout 2013. Il faut le rappeler, nos chers étudiants (une cinquantaine) mécontents de la fermeture des cités et des restaurants universitaires, avaient pris en otage des dizaines de véhicules fond rouge et privés.

Suite à l'intervention des forces de l'ordre, ils ont brûlé 14 véhicules, 115 vélomoteurs et vandalisé un certain nombre. Déjà, à cette période, il s'en est trouvé des politiciens pour soutenir les revendications des étudiants allant jusqu'à considérer comme quantité négligeable, les dizaines de véhicules incendiés, en parlant d'incidents. Aujourd'hui, la justice a ordonné la libération des étudiants et il n'en fallait pas plus pour que le chef de file de l'opposition demande l'arrêt de leur persécution judiciaire. C'est à ne rien comprendre.

Dans quel pays organisé il est loisible de commettre des actes répréhensibles par la loi et s'estimer persécuté par la justice quand vous êtes sous le coup d'une procédure ? Les étudiants ont délibérément choisi de bruler et de casser des biens publics et privés, ce qui commande à l'autorité de situer les responsabilités et de sanctionner pour l'exemple. Il leur était possible de choisir la voie du dialogue même si leurs revendications étaient légitimes. En tout cas, la direction générale du CENOU ne leur a pas fermé la porte du dialogue. Mais, ils ont choisi la voie de la casse.

Si ce n'est pas pour pêcher des voix dans l'opinion, le chef de file de l'opposition peut-il ignorer que ces véhicules de l'Etat brulés représentent une fortune pour un pays si pauvre ? Le chef de file de l'opposition peut-il jurer qu'il sera tolérant avec des casseurs une fois au pouvoir ? Et quand il parle de persécution judiciaire, il est étonnant qu'il oublie que la procédure est toujours en cours et leur libération ne fait pas éteindre l'action judiciaire.

De quel pouvoir jouit la justice pour persécuter un Burkinabè même après le verdict d'une affaire ? Monsieur Diabré, évitez de mettre en péril l'avenir de nos enfants en les encourageant à être de mauvais citoyens qui cassent pour se faire entendre et qui refusent de répondre de leurs actes devant la loi parce que vous leur faites comprendre qu'ils sont persécutés.

Moïse SOULGA.

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