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Comment Malick Coulibaly a donné un nouveau souffle

Après sa démission de la magistrature,  Malick Coulibaly avait opté pour l’enseignement. Il devient mpinistre de la Justice après les événements du 22 mars 2012 puis reconduit à son poste après le remplacement de Cheick Modibo Diarra par le Premier Ministre Diango Cissoko.

 

 

Malick Coulibaly

On reconnaît généralement à Malick la volonté de redonner à la justice ses lettres de noblesses, son rôle de régulateur social. Selon Alassane Diarra, son chargé de communication, il a démystifié la fonction ministérielle en restant plus proche des justiciables et des auxiliaires de justice: « Le garde des sceaux incarne une nouvelle image de la fonction ministérielle; ses portes sont ouvertes toute la journée pour écouter, comprendre et guider les justiciables. Une façon de rapprocher la justice du justiciable et de remettre le troisième  pouvoir au travail. Les vendredis, le ministre reçoit jusque tard dans la nuit. Il ne rentre à la maison qu’après avoir écouté le dernier inscrit sur la liste. ». Des dossiers simples aux plus compliqués, le ministre intervient pour y trouver une solution dans le respect des lois. « Contre des décisions judiciaires d’une injustice criarde, le ministre n’hésite pas à exercer son pourvoi d’ordre afin que l’affaire soit réexaminée; mais il se garde d’interférter dans les affaires en cours de jugement », révèle  Diarra. Cette démarche de Malick soulage nos concitoyens qui, en général, sont en mal de justice. C’est pourquoi il y a eu des marches de soutien en faveur de ses actions; des associations viennent très souvent lui manifester leur adhésion à sa cause. « La démarche du ministre vise un seul objectif : faire en sorte que la justice, l’ultime recours du citoyen, joue pleinement sa partition dans l’apaisement des tensions sociales. Il s’agit de redorer le blason de la justice auprès des citoyens à travers l’accessibilité du service public de la justice et la restauration de sa crédibilité. », explique un conseiller du ministre qui place dans ce cadre les dernières mutations des magistrats, surtout ceux du parquet.

 

 

Malick a effectué des visites dans les régions, notamment celles de Kayes, de Mopti et de Koulikoro. Pendant une semaine, il a constaté les difficultés que connaissent la police judiciaire et les juges.Il  a  réagi en distribuant des ordinateurs aux unités d’enquête de la gendarmerie et de la police, aux tribunaux, ainsi qu’à la Cour d’appel de Kayes lors de la visite du 9 au 12 février 2013 qui l’a conduit à Kolokani, Diéma et Kayes-ville. A Kolokani, où le manque d’adduction d’eau se fait sentir, le ministre a fait débloquer les moyens nécessaires pour régler le problème; les travaux d’adduction d’eau ont commencé sous la supervision du juge de paix de Kolokani, au grand bonheur de la population. A Diéma, la restauration de la clôture de la maison d’arrêt s’avérait urgente: le ministre a fait prendre des dispositions pour la restauration du mur de clôture. A Kayes, Malick, avec l’appui de son homologue de l’Equipement, fait restaurer le mur de clôture de l’espace qui abrite à la fois la Cour d’appel, le tribunal de première instance, le tribunal du travail et le tribunal administratif.

 

 

Après la reconquête des régions du Nord, Malick s’y est rendu pour constater la situation. Il a promis le retour de la justice à bref délai dans ces horizons déshérités qui ont connu les pires atrocités en 2012. « Le rétablissement de la justice est aussi urgent que la reconquête du Nord.Il faut un véritable plan Marshall pour la Justice. Le Mali est à genou et ne saurait se relever tant que sa justice reste à terre. », a-t-il déclaré lors de son séjour.

 

 

En tournée dans les deuxième et troisième régions, du 9 au 12 février 2013, le ministre a rendu visite aux unités d’enquête (police et gendarmerie). Elles manquent cruellement de moyens pour faire leur travail. Malick Coulibaly a ainsi remis aux structures visitées une dizaine d’ordinateurs grâce au soutien du Fonds des Nations-Unies pour la Population (            FNUAP). « Il est inadmissible qu’une Brigade de gendarmerie, qui assure la couverture de plusieurs zones géographiques, ne dispose que d’un  ticket de carburant au titre de sa dotation trimestrielle », s’est indigné le ministre. Evoquant les structures carcérales visitées, le ministre les a jugées de qujalité médiocre, tant du point de vue infrastructurel qu’au niveau de l’alimentation des détenus.  « Cette situation ne saurait perdurer », a-t-il promis. Pour désengorger les prisons, il a donné des instructions aux parquets pour privilégier la médiation pénale. Malick Coulibaly a établi un plan de réhabilitation matérielle et humaine de la justice.Il s’agit de doter les unités d’enquête ainsi que les tribunaux de moyens adéquats; il s’agit ensuite d’étoffer le personnel. Objectif:  garantir les droits et libertés,  lutter contre l’insécurité foncière et routière, la corruption et  l’impunité.

 

 

L’autre cheval de bataille du ministre est la justice transitionnelle. Il a organisé un colloque national sur la justice transitionnelle les 17 au 19 juin 2013 à Bamako. L’objectif est de rapprocher la justice des justiciables en impliquant les chefs traditionnels dans le service public de la justice.

 

 

Le plus grand chantier du ministre a trait à un projet de loi qu’il a fait adopter, le 1er août 2013, par le conseil des ministres sur l’enrichissement illicite. Le projet est révolutionnaire car il oblige tous les hauts fonctionnaires, y compris les ministres et les magistrats, à déclarer leurs biens, sous peine de révocation; mieux, tous peuvent, à tout moment, être enjoints par le procureur de justifier  de l’origine licite de leurs richesses. De quoi faire trembler les corrompus ! Le projet est d’ailleurs une exigence des bailleurs de fonds et le nouiveau président, IBK, a, lors de la campagne électorale, promis de le faire voter et de l’appliquer. Il est vrai que la seule adoption du projet de loi en Conseil des ministres a entraîné le déblocage immédiat, par les bailleurs de fonds, de la bagatelle de 1,5 milliard de FCFA en faveur du Mali.

 

 

 

Les citoyens continuent cependant du sort réservé au dossier de l’agression du président Dioncounda Traoré. On nous répond, au niveau du département,  que par rapport à l’agression de Dioncounda, une enquête a été ouverte, des personnes appréhendées et inculpées par des juges d’instruction. L’affaire suit son cours. Malick, faut-il le rappeler, s’est montré intraitable sur la question des bérets rouges dont, aujourd’hui, la quasi-totalité a été libéré de prison malgré les menaces.

 

Abdoulaye Koné

Mali Web

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