mis à jour le

Mise en place du sénat : Le rapport d'étape circonstancié a été remis

Le très attendu rapport d'étape circonstancié sur le processus d'opérationnalisation du sénat est entre les mains du président du Faso depuis ce 30 aout 2013. Un document de 16 pages, fruit de réflexion des 50 membres du comité de suivi évaluation de la mise en ½uvre des réformes politiques consensuelles du CCRP et des membres du comité technique. Du contenu du document ? Top secret. Au nom d'une prétendue « bienséance », ni le ministre en charge des réformes politiques, ni aucun autre membre du groupe de réflexion n'a pipé mot.

C'est à sa résidence à Kossyam que le chef de l'Etat, Blaise Compaoré a reçu le rapport tant attendu. Prévu pour 17h, les membres du comité de suivi et d'évaluation de la mise en ½uvre des réformes consensuelles sont arrivés un quart d'heure plus tôt, à bord de deux bus. Bognessan Arsène Yé, président du comité et ministre en charge des réformes politiques descend le premier. Les preneurs d'image se précipitent pour immortaliser cet instant.

A l'heure indiquée, le chef de l'Etat les rejoint et se voit remettre le « rapport d'étape circonstancié sur le processus d'opérationnalisation du sénat » par Bognessan Arsène Yé. S'en suit un huis-clos d'une vingtaine de minutes. Pendant ce temps, les scribouillards font le pied de grue à l'entrée principale de la résidence du chef de l'Etat.

Puis, ils sortent pour une photo de famille avec le chef de l'Etat. Un journaliste lance au chef d'Etat : Excellence, un mot à la presse ? Blaise Compaoré répond : « après ». Et, avec ses « invités du jour », il regagne l'intérieur de sa résidence, sans doute pour les salamalecs d'au revoir. Et, les hommes de médias apprennent que « le patron ne va pas parler aujourd'hui ». Le temps de s'imprégner du contenu du document qu'il vient de recevoir.

« Vous vous trompez d'interlocuteur »

Ils se tournent donc vers Bognessan Arsène Yé, le ministre d'Etat en charge des réformes politiques et institutionnelles, qui s'exprime au nom des membres du comité de suivi et d'évaluation. S'oriente-t-on vers l'arrêt de la mise en ½uvre du sénat ? A cette question, pas de réponse. Du moins, celle-ci : « Vous vous trompez d'interlocuteur. Je pense que la bienséance ne m'autorise pas à vous dévoiler dès ce soir le contenu de ce rapport. Quand quelqu'un vous demande un rapport, quand vous lui remettez, vous lui donnez le soin de lire ce rapport avant d'en dévoiler le contenu à l'opinion publique ».

Puis, le ministre Yé se lance dans la description des conditions de travail du comité. « Dès le premier jour que nous nous sommes réunis, nous avons mis en place un comité de 12 membres composés des six composantes qui ont pris part aux travaux du conseil consultatif sur les réformes politiques. Ce comité de 12 membres a travaillé à recevoir toutes les propositions nouvelles des composantes au regard des controverses et préoccupations nouvelles qui sont nées aussi bien au niveau de l'opinion publique que des composantes qui ont pris part au CCRP », souligne-t-il. Avant d'ajouter : « Ils ont fait un travail de synthèse qui a été soumis à l'ensemble des 30 membres du comité de suivi et d'évaluation de la mise en ½uvre des réformes consensuelles, et point par point, nous avons essayé de passer en revue les nouvelles propositions allant dans le sens de prendre en compte les différentes critiques qui sont exprimées au sein de l'opinion publique. Et c'est ce consensus qui figure dans le rapport que nous venons de remettre au président du Faso ».

Des propositions des « anti-sénat » examinées

Des types de propositions reçues, selon le ministre en charge des réformes politiques, certaines proviendraient des « personnes qui pensaient même qu'il fallait supprimer purement et simplement le sénat ».

A noter que le comité s'est réuni en session extraordinaire, du 23 au 30 aout 2013. Les différents membres ont travaillé dans un climat de sérénité, d'écoute et de respect mutuels, nous a-t-on assuré. « Conscients de la gravité de leur mission et des attentes que fondent les populations sur les résultats de leurs travaux, ils ont fait montre d'un sens élevé de responsabilité en faisant de la recherche du consensus un principe cardinal », a précisé Bognessan Yé au chef de l'Etat.

L'exploitation des résultats de ces travaux devrait permettre au Président du Faso de dégager « des solutions dont la mise en ½uvre favorisera l'opérationnalisation du sénat dans un climat social apaisé et contribuera au raffermissement de la stabilité, de la cohésion sociale, de la paix et de l'approfondissement de la démocratie au Burkina Faso », a conclu Bognessan Arsène Yé.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Le Faso

Ses derniers articles: Tirage au sort des barrages de la coupe du monde 2014 :  Paroisse de Bissighin : les élèves et étudiants  Coupe OAPI : ONEA en dames et SONABHY en hommes 

sénat

AFP

Sénat supprimé en Mauritanie

Sénat supprimé en Mauritanie

AFP

Les Mauritaniens se prononcent par référendum sur la suppression du Sénat

Les Mauritaniens se prononcent par référendum sur la suppression du Sénat

AFP

Nigeria: le président en "bonne santé", selon le président du Sénat

Nigeria: le président en "bonne santé", selon le président du Sénat

rapport

AFP

Maroc: les autorités rejettent un rapport de HRW aux conclusions "hâtives et erronées"

Maroc: les autorités rejettent un rapport de HRW aux conclusions "hâtives et erronées"

AFP

Burundi: les populations continuent de fuir les sévices, selon un rapport

Burundi: les populations continuent de fuir les sévices, selon un rapport

AFP

Boko Haram: le rapport complexe des femmes avec leurs ravisseurs

Boko Haram: le rapport complexe des femmes avec leurs ravisseurs

été

AFP

L'ancien otage sud-africain affirme avoir été "très bien traité"

L'ancien otage sud-africain affirme avoir été "très bien traité"

AFP

Nigeria: le chef de Boko Haram dément avoir été blessé

Nigeria: le chef de Boko Haram dément avoir été blessé

AFP

Nigeria: "Nous n'avons été chassés de nulle part", affirme le chef de Boko Haram

Nigeria: "Nous n'avons été chassés de nulle part", affirme le chef de Boko Haram