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Rapport sur le sénat, tirs

Au lendemain de la remise du rapport circonstancié, Blaise Compaoré a été invité à se prononcer sur le contenu dudit rapport, à l'occasion de la visite de président malien élu, Ibrahime Boubacar Kéita. Comme on le sait, ce rapport avait été remis la veille par le Comité de suivi et d'évaluation de la mise en ½uvre des réformes politiques , dans un climat de controverses tous azimuts.

En rappel, le 16 août dernier, le Comité d'évaluation et de suivi de la mise en ½uvre des réformes politiques entrait en conclave. Et le rapport dit circonstancié de ses travaux devait être remis au président du Faso au plus tard le 31 août 2013. Ce qui fut fait la veille du délai imparti, c'est-à-dire le 30 août 2013 où rien n'a filé de son contenu. Et l'occasion faisant le larron, face à la presse le 31 août avec le nouveau président malien, Blaise Compaoré a été invité à donner sa lecture du contenu de ce rapport.

Avant d'en venir à la question du contenu du rapport, Blaise Compaoré a, plus de deux minutes durant, magnifié les qualités d'IBK (Ibrahim Boubacar Kéïta) avec la précision « j'ai bien sûr un préjugé très favorable le concernant ». Et s'en est suivi le message tant attendu, la lecture du président du Faso sur le rapport du Comité directeur du CCRP (Conseil consultatif sur les réformes politiques) en ces termes : « Pour le Burkina Faso, nous savons qu'aider à la stabilité et la sécurité de la sous-région, il faut commencer par installer chez nous des institutions qui permettent la stabilité du Burkina.

Alors, hier j'ai reçu avec beaucoup de satisfaction, les conclusions de ce forum dans la mesure où l'essentiel, c'est d'abord que des hommes et des femmes de divers partis de la majorité et de l'opposition, des hommes et des femmes de la société civile, se soient retrouvés et aient trouvé un consensus autour d'une question fondamentale pour notre avenir, la question du Sénat.

Je me suis réjoui de voir que le principe a été adopté consensuellement, à savoir que dans un contexte historique qui est le nôtre, de démocratie libérale, il est certain que lorsque vous avez deux chambres qui gèrent la question de la loi, on a plus d'assurance d'aller vers le consensus populaire, parce que nous avons la possibilité d'avoir une première lecture et aussi de corriger par la suite à travers l'opinion publique, l'opinion populaire que nous recevons.

C'est dire donc que ça c'était essentiel pour nous ; mais aussi élargir cette représentation de ceux qui doivent être mandatés par le peuple ; nous pensons que tout cela ne fait que consolider nos possibilités de stabilité et bien sûr, de meilleure visibilité pour la construction du développement de notre pays. Alors, c'est vous dire que j'ai vraiment eu plaisir à échanger encore avec ces hommes et ces femmes qui ont aussi le souci de la stabilité du Burkina, mais aussi le souci de notre engagement commun pour que la région ouest-africaine soit une communauté plus ouverte, plus dynamique ».

En clair, le processus de mise en place du Sénat jouit jusque-là, de la légitimité qui sied. Il est donc à croire qu'il sera mis en place.

Cette intervention de Blaise Compaoré sonne au lendemain de l'assassinat d'un ex-militaire du régiment de sécurité présidentiel du nom de Romuald Tuina qui aurait tenté d'en finir avec le locataire du palais de Kossyam. Ce qu'on sait de cette affaire pour le moment, c'est qu'une détonation, suivie de tirs à l'arme lourde dans les environs du palais présidentiel, a créé la frayeur au cours de la nuit du 30 au 31 août 2013.

Interrogé par des journalistes sur ce que d'aucuns ont pris pour une tentative de coup d'Etat, Blaise Compaoré, visiblement serein et très détendu, a déclaré : « Je suis là et j'ai demandé aux militaires de faire un communiqué pour expliquer ce qui s'est passé ».

Et « l'explication », on l'a eue dans la soirée de samedi avec une déclaration lue à la télévision nationale par le substitut du procureur du Faso (Voir retranscription du communiqué ci-dessous).

Fulbert Paré


Retranscription du communiqué lu par Monsieur Blaise Bazié, substitut du procureur du Faso

« Le parquet du Procureur du Faso du Tribunal de grande instance de Ouagadougou porte à la connaissance du public qu'un ex-militaire du nom de Tuina Romuald a trouvé la mort au cours d'un échange de tirs entre une patrouille militaire et lui dans la nuit du vendredi 30 août 2013.

Le sieur Tuina Romuald, portant irrégulièrement une tenue militaire, avait tenté de tromper la vigilance d'une sentinelle et s'était attaqué à un poste de garde du Camp Naaba Koom II du Régiment de sécurité présidentielle.

Face à la réaction des éléments de garde, il a pris la fuite. Une course-poursuite s'est alors engagée pour l'interpeller. Il a opposé une résistance si bien que suite aux échanges de coups de feu, les balles l'ont atteint mortellement.

Il vous souviendra que Tuina Romuald est cet ex-militaire radié des Forces Armées Nationales pour avoir tiré sur le gérant d'un bar dans la nuit du 20 au 21 février 2012 à Ouagadougou. Interpellé le 1er mars 2012, il s'était évadé, peu après, de la brigade de gendarmerie où il était détenu.

Le 11 avril 2012, il avait braqué en plein jour l'agence de la Banque Commerciale du Burkina (BCB) de la Patte d'Oie et emporté la somme de sept millions cinq cent quatre mille (7 504 000) francs CFA. Activement recherché après ce forfait, il s'était enfui hors du pays. Le Procureur du Faso avait requis l'ouverture d'une information judiciaire et le juge d'instruction en charge du dossier avait décerné un mandat d'arrêt contre lui le 24 mai 2012.

Dans les documents découverts sur lui, il a été retrouvé un billet de sortie de prison délivré par l'administration pénitentiaire d'un pays voisin. Le Procureur du Faso a été saisi de cette affaire qui suit son cours. Ouagadougou.

le 31 août 2013. »

Lefaso.net

Le Faso

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