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Sit-in de SOS Disparus

Le 31 août coïncide avec la Journée internationale des victimes de disparitions forcées. A cette occasion, SOS Disparus, épaulée par des militants et des défenseurs des droits humains, a organisé un sit-in, hier sur la place du 1er Mai, pour rappeler ses revendications. Comme à l'accoutumée, «Vérité et justice» a été le principal slogan. Les familles des disparus ont pu observer le sit-in. Elles ont scandé divers slogans. La police a quadrillé le périmètre. Des passants s'arrêtent quelques instants et reprennent leur chemin. D'autres demandent quel est le motif du rassemblement. Une heure plus tard, la police embarque des militants. Jeunes, ils sont considérés comme les meneurs de plusieurs sit-in organisés dans la capitale. Ils sont connus des services de police pour leur activité militante en faveur de la défense des droits humains. On peut citer Kader, Yacine, Youcef, Ali, Smaïl et Adel. Les filles, quant à elles, n'ont pas été embarquées, de même que les mères de disparus. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) a tout de suite réagi pour dénoncer les interpellations, exigeant la libération des militants. «Des rassemblements pacifiques des familles de disparus ont eu lieu au niveau de la Grande-Poste et de la place du 1er Mai. Plusieurs interpellations de familles de disparus, dont des militants de la LADDH (et militants associatifs, ndlr), ont été opérées par les forces de sécurité en usant de brutalités, alors que ce rassemblement se voulant pacifique», est-il écrit dans un communiqué rendu public hier. La LADDH rappelle que «les droits de manifester et d'expression sont des droits constitutionnels et sont par ailleurs consacrés par les conventions internationales relatives aux droits de l'homme ratifiées par l'Algérie». Le même document stipule que la LADDH considère que «la question des disparus est une question des droits de l'homme et que la recherche de la vérité, de justice et de réparation sont des préalables pour entamer tout processus de son règlement». L'association Rassemblement action jeunesse (RAJ) a également dénoncé les arrestations opérées durant les sit-in d'hier. Les militants arrêtés ont été libérés en fin d'après-midi. Notons que des citoyens, qui ne se rendaient pas au sit-in, ont été embarqués, sous prétexte qu'ils sont militants et qu'«ils n'ont rien à faire dans ce genre d'événements», essaye d'expliquer un policier.  

El Watan

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