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Mali : Après l’embellie, le drame

Plus de cinquante morts, des blessés, sans-abris et disparus impossibles à dénombrer... Voilà le bilan des pluies diluviennes qui ont arrosé Bamako mercredi 28 août. Une catastrophe qui assène un véritable coup derrière la tête des Maliens qui sortaient tout juste d'une période de transition ponctuée par l'élection d'un président légitime.

 

 

Le Mali venait de tourner une page sombre de son histoire. Les volontés séparatistes des Touaregs, associés à la montée en puissance des terroristes dans le Nord du pays et au coup d'état militaire d'Amadou Sanogo avaient plongé la nation dans le chaos. Il commençait à s'en sortir, après une courte transition, un scrutin présidentiel jugé crédible et salué par la communauté internationale avec l'accession au pouvoir d'Ibrahim Boubacar Keita (RPM) et la menace d'une crise post-électorale écartée... Tous les ingrédients semblaient réunis pour que le Mali reparte du bon pied et entame sa reconstruction.

 

 

Et voilà que mercredi 28 août, des averses d'une très rare intensité se sont abattues sur la capitale, faisant près d'une soixantaine de décès selon plusieurs sources au sein de la Direction Régionale de la Protection Civile, ainsi que plusieurs disparus et sans-abris. Le bilan est lourd. C'est en Commune I, dans le quartier de Banconi, que le sinistre a causé le plus de dégâts, tant sur le plan humain que matériel. Les communes II, IV ainsi que la ville-garnison de Kati ont également subi les foudres du climat.

 

 

« Du jamais vu »

« Bamako a reçu une très grande quantité de pluie [mercredi après-midi] qui a causé beaucoup de dommages, a expliqué Faguimba Keita, directeur régional de la protection civile au journal Le Républicain. C'est l'une des premières fois que je vois un état de catastrophe qui dégénère sur Bamako à travers la pluie. Le bilan est assez catastrophique (...) C'est une pluie qui a arrosé la ville pendant plus de trois heures d'horloge. Le bilan humain est extrêmement lourd. C'est du jamais vu à Bamako. Des maisons se sont écroulées et certains ont perdu leurs vivres et des effets personnels. Il y a eu beaucoup de dégâts matériels« , a ajouté le Colonel Keita.

 

 

Par ailleurs, ces terribles inondations ont montré au grand jour l'impuissance des services de premier secours, privés de moyens aussi bien au niveau du matériel dont ils disposent que des effectifs sur lesquels ils peuvent s'appuyer. Voilà donc au moins un chantier primordial dans la feuille de route du nouveau président de la République : faire en sorte que les secours puissent intervenir avec promptitude lorsqu'un événement malheureux a lieu, et administrer les soins qui s'imposent. IBK a du pain sur la planche.

 

 

Tous nos messages de soutien vont bien entendu aux familles des victimes.

 

 

agoravox.fr/ parAbdalaye  vendredi 30 août 2013 

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