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Mort douteuse d’un bébé dans une pouponnière de Batna

Samedi 10 août. Un nourrisson de trois mois du Centre de l'enfance assistée à Batna décède d'une «hypothermie» au CHU Touhami Benflis, après son évacuation en urgence, à 4h30. Estimant que la mort du bébé a eu lieu dans des circonstances douteuses, le médecin légiste a décidé de pratiquer une autopsie, selon les informations d'El Watan mercredi. Les résultats des prélèvements ont été envoyés au laboratoire de Constantine et une enquête judiciaire a été ouverte. Interrogé sur l'origine potentielle de la mort du bébé, le ministère de la Solidarité nationale a répondu avec prudence. «On ne peut pas déclarer officiellement que la mort du bébé fait suite à des actes de maltraitance. Nous attendons l'autopsie du médecin légiste», nous a déclaré la cellule de communication du ministère. Du côté des militants et des témoins de l'affaire cités par El Watan, les sources potentielles de la cause sont variées. «Selon le témoignage que l'on m'a transmis le 25 août dernier, des substances soporifiques auraient été administrées à l'enfant particulièrement agité pour le faire dormir. On a également dénombré des cas de violence physique et de vol de nourriture appartenant aux bébés», nous confie Mohamed Chérif Zerguine, défenseur indépendant des droits de l'enfant en Algérie. «Mercredi dernier, je me suis rendu à la pouponnière de Constantine et j'ai amèrement constaté, encore une fois, qu'il y avait un laisser-aller flagrant. N'ayant plus de directrice (limogée dernièrement), l'intérimaire a laissé le peu de personnel qualifié partir en congé au même moment. Les bébés sont livrés à des ouvrières professionnelles (OP) ne disposant d'aucune formation médicale ou en puériculture comme cela est le cas à Batna.» Et le cas de Batna n'est pas isolé. Il fait la lumière sur un système de protection sociale fragilisé par de nombreuses carences, selon l'activiste. «L'Etat débloque d'énormes budgets de prise en charge, cependant, la réalité du terrain ne justifie pas l'effort considérable de l'Etat», affirme le militant. «Par ailleurs, le ministère n'a appris la nouvelle de ce drame que 16 jours après, par l'intermédiaire d'un journaliste et moi-même», ajoute-t-il. Entendues par la police, la directrice de l'établissement ainsi que la chargée de garde ont toutes les deux nié les faits en question. Si la cause criminelle se confirme, que compte faire le ministère concerné ? «Une fois que le procureur nous aura transmis une copie du rapport d'autopsie et que nous saurons quelle est l'origine du décès du bébé, nous pourrons agir. Si le bébé est décédé d'une mort criminelle, une décision émanant du ministère de la Solidarité sera prise en conséquence», nous répond-on à la tutelle. «Le ministère n'a pas envoyé de brigade d'inspection pour s'enquérir de la situation à Batna, nuance Mohamed Zerguine. J'ai assisté à l'arrivée de trois ministres, aucun d'entre eux n'a procédé à l'assainissement urgent de ce dossier.»

El Watan

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