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Deux têtes, gare de Rotterdam. FLICKR CC Nik Morris ( van Leiden)
Deux têtes, gare de Rotterdam. FLICKR CC Nik Morris ( van Leiden)

Une tête coupée envoyée au chef de la commission de la police

Sa mission: réformer la police nationale kényane. Une entreprise délicate qui a valu à Johnston Kavuludi des menaces de morts très explicites.

«Kavuludi, tu es le prochain». Voici le message qui accompagnait la tête fraîchement coupée envoyée au chef de la Commission de la police. Derrière la mare de sang, lisez «ton travail dérange. Arrête tout, tout de suite».

Deux mains coupées recouvertes de sang se trouvaient également dans la boîte déposée devant le siège de la Commission nationale de la police à Nairobi. Johnston Kavuludi tente actuellement de reformer le fonctionnement de la police. Et cela ne semble pas plaire à tout le monde. Pour preuve, cette menace de mort très explicite.

Johnston Kavuludi a été nommé l’an dernier pour mener la reforme de la police: les officiers de police kényan sont considérés comme parmi les plus corrompus de la région. La lutte engagée par Johnston Kavuludi représente un défi majeur pour le pays, notamment après les violences post-électorales il y a cinq ans, qui avaient fait plus de 1.000 morts.

Lu sur BBC Afrique

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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