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Inondations

Dans les deux communes touchées, les familles ont été provisoirement relogées dans les écoles

L'heure est toujours au bilan des graves inondations qui ont frappé la capitale mercredi. Le nombre de personnes décédées suite au sinistre, a légèrement évolué hier en s'établissant à 25 morts. 96 blessés ont été recensés.  Rappelons que la veille, le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile avait recensé 24 décès en communes I et IV, dont 19 au quartier Banconi (Commune I).

Au Banconi, le recensement des victimes des inondations était toujours hier en cours pour déterminer le nombre exact de sinistrés. Mais déjà à partir des sites de recasement identifiés, 150 personnes sont logées au niveau de l'école Baber Santara, 60 le sont à l'école de Zékébougou. La direction nationale du Développement social a constaté deux sites spontanés à l'école privée des Zékébougou où sont hébergées deux familles, et au groupe scolaire de Banconi Plateau qui abrite 30 personnes. Ce qui donne un total d'environ 250 personnes recasées en Commune I où on dénombre 45 maisons tombées.

Pour assurer la prise en charge des recasés, le ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées a immédiatement mis à la disposition de la Commune I, 1 500 couvertures, 100 nattes 160 moustiquaires, 100 seaux et autant de bouillards et de tasses.

En Commune IV, trois quartiers sont touchés : Taliko, Lafiabougou- Bougoudani et Lafiabougou Woyanwayanko. A Taliko, 48 familles ont dû abandonner leurs maisons dont 360 personnes ont été recasées au niveau de l'école située près du Centre multifonctionnel.

A Bougoudani 40 familles, soit 322 personnes ont été relogées provisoirement au groupe scolaire Aminata Diop de Lafiabougou. A Woyanwayanko, l'on dénombre 5 familles comptabilisant 52 personnes sinistrées. Ces personnes sont hébergées également au niveau de l'école située près du Centre multifonctionnel.

Ces recasements ont été organisés par les autorités communales. Le maire Moussa Mara a annoncé qu'un comité de crise piloté par les responsables de la mairie a été mis en place. Il gérera la situation avec le concours du Développement social, de la Santé, de l’Education ainsi que d’autres structures oeuvrant dans le domaine de la gestion des catastrophes naturelles.

Le comité a déjà offert 6 tonnes de mil, autant de riz, 5 tonnes de sucre et 400 nattes aux familles sinistrées. Il va recenser les victimes et les dégâts afin de coordonner l'action humanitaire à leur endroit.

Revenant sur les causes des inondations, Moussa Mara assure que la population de la Commune IV avait été  informée et sensibilisée avant l'arrivée de la saison des pluies sur les risques d’inondations. Mais, déplore-t-il, le message n'a pas été entendu. « Tout le monde sait que beaucoup de maisons sont illégalement construites à Bamako. Mais les auteurs de ces infractions ne sont jamais inquiétés », peste le maire.

A la direction générale de la Protection civile, le sous-directeur des opérations de secours et d’assistance, le lieutenant-colonel, Dié Dao fait remarquer que les pluies ont duré entre 3 et 4 heures selon les endroits. « C'est le genre de pluies qui provoque des inondations. Mais en plus du volume d'eau tombée, il y a les constructions anarchiques qui ont favorisé les inondations », souligne Dao.

L’équipe de sauvetage de la Protection civile est intervenue dans les quartiers Banconi, Bougouba, Taliko, Djikoroni-Para, Woyowayanko.

L'évaluation des dégâts est en cours. Elle est conduite en partenariat avec les communes concernées. Dié Dao invite par ailleurs les parents à contrôler les mouvements de leurs enfants et à porter une attention particulière aux personnes âgées. En effet, ces deux catégories sociales constituent la plupart des victimes des inondations.

Le sous-directeur des opérations de secours et d’assistance à la Protection civile invite par ailleurs les autorités communales à poursuivre et renforcer le curage des caniveaux et l’enlèvement des ordures ménagères car ce sont là deux facteurs d'obstruction des voies normales de circulation des eaux de pluies.

Au fait quelle est la quantité des pluies qui se sont abattues mercredi sur le District et ses environs ?  Selon l’Agence nationale de la météorologie, ce sont 51 mm de pluies qui sont tombés sur la capitale. Mohamed Koïté, le chef  du service prévisions et environnement à l’Agence explique à ce propos que les pluies modérées sont comprises entre 30 et 50 millimètres. Les précipitations inférieures à 30 mm sont classées dans la catégorie des « pluies faibles » en fonction des localités. Les pluies qualifiées de fortes sont supérieures à 50 mm.

Selon lui, il  n’y a pas exactement une quantité de pluies déterminées qui peut causer des inondations.  Mohamed Koïté avance à ce propos une hypothèse. Selon lui, une pluie de 100 mm en mars à Kidal ne peut pas causer des inondations. «Mais comme nous sommes en pleine saison des pluies à Bamako, le sol est déjà humide. De fait, même une quantité de pluie de 20 mm peut causer des inondations. Il ne faut pas non plus oublier que la mauvaise urbanisation favorise les inondations », poursuit Mohamed Koïté qui explique que cette semaine l’air humide a été enregistré jusqu’à la latitude la région de Kidal avec une épaisseur de 300 mm. Le contenu énergique de cette masse est très important. Ce qui créé des conditions favorables à des pluies diluviennes.

L’Agence nationale de la météorologie prévoie des activités pluvio-orageuses à fortes intensités sur l’ensemble du territoire national dans les jours à venir. Les risques d’inondations persisteront donc au cours de la même période.

S. Y WAGUE

L'essor

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