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Un ministère dédié au Nord du Mali

La cité administrative à Bamako, la capitale malienne.
AFP

Bien avant la chute du régime ATT, dans plusieurs de nos parutions, nous avions appelé à la création d'un ministère chargé des questions des trois régions du Nord. L'histoire nous a donné raison, avec les nombreux événements qu'elles ont connus. En effet, couvrant les deux tiers du pays, les régions de Tombouctou, Gao et Kidal sont difficiles à contrôler sur le plan sécuritaire. Frontalier avec le Niger, la Mauritanie et l'Algérie sur plus de 2 000 km, avec une morphologie géographie plus qu'insoutenable, le septentrion malien doit être permanemment surveillé comme du lait sur le feu. A la fin des ses dix ans de pouvoir, ATT l'a appris à ses dépens, même s'il est vrai que lui-même a largement contribué au pourrissement de la situation (nous vous épargnons des détails).

 

 

Le second aspect qui doit pousser le nouvel exécutif à créer un ministère pour le Nord se trouve dans le développement économique (création d'emplois, lutte contre la corruption, l'enrichissement illicite...). Pendant plusieurs années, des centaines de milliards de FCFA ont été injectés dans des projets de développement. Avec des résultats mitigés, car ces différents investissement étaient pilotés dans des ministères régaliens (administration territoriale, sécurité intérieure, défense, santé) dont le travail ne permettait pas de constater de façon perceptible ce qui se passait sur le terrain.
Au moment où la grande crise éclatait, en janvier 2012, pour la seule région de Kidal, par exemple, environ 25 milliards de nos francs étaient injectés dans différents programmes et projets. Les résultats, on le verra certainement plus tard, ne seront pas à hauteur de souhait. Les causes : insécurité, ciblage superficiel de priorité, manque de concertation avec les bénéficiaires...

 

 

Gao : les opérateurs économiques exclus des marchés publics
Les opérateurs économiques de la région de Gao ne sont pas contents. Et pour cause, ils ont été exclus, pour le deuxième, troisième et, peut être, le quatrième trimestre, des marchés publics. Selon les explications que nous avons reçues de nos différents interlocuteurs, «c'est une directive de Bamako qui aurait demandé à la Direction des marchés publics d'attribuer tous les marchés aux opérateurs de Bamako». Si cette mesure persiste, elle sera mortelle pour les opérateurs de la sixième région. Eux qui ont passé plus de 18 mois dans la galère.
A suivre.
La rédaction

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