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Drame au site d’orpaillage de Saramale Bougoufie (Kangaba) : Une sexagénaire se tue en tombant dans un puits

Il était certainement écrit quelque part que Dame Massaran Traoré ne retournerait plus chez elle en quittant son domicile le mardi 27 Août 2013 pour se rendre au site d’orpaillage de Saramalé Bougoufié. En effet, elle est tombée dans le puits dont elle avait la charge de tirer la puisette. Son front littéralement écrabouillé atteste de la puissance du choc reçu, à la suite duquel elle succomba avant même son évacuation au CHU de l’hôpital Gabriel Touré.

 

our rappel, cette grand-mère de 65 ans s’était rendue, comme plusieurs personnes de son village natal, Saramalé situé à 15km de Kangaba, au site d’orpaillage fréquenté par des centaines d’individus à la recherche de l’or. Généralement, les tâches dévolues aux vielles femmes  sont le lavage et le tamisage de la terre pour en extraire méticuleusement l’or.  Ce jour-là, la vieille Massaran tirait la puisette pour faire remonter la terre du puits dont le dixième tour lui revient, comme le stipulent les clauses des sites. Selon des témoins oculaires, une dispute aurait éclaté ayant abouti à une grande querelle. C’est à la suite des bousculades que la vieille femme aurait été poussée dans le puits profond, la tête en avant comme le montre l’état de la blessure.

 

Transportée au CSCOM de Saramalé, après diagnostic du traumatisme, elle fut rapidement déférée vers 12 heures 25 au CSREF de Kangaba. Sur place, le Major Michel Dembélé et toute l’équipe de garde procèdent à un diagnostic approfondi ayant révélé un traumatisme crânien avec plaies ouvertes en deux endroits du front. Les premiers soins prodigués, la vieille Massaran Traoré rendit l’âme vers 13 heures, avant la fin des dispositions rapides à prendre en vue de son évacuation.

Nombreux accidents

Selon les personnes proches de la dame, elle fréquentait rarement les zones d’orpaillage. Après le décès de son premier mari, un Malien ayant travaillé en Côte d’Ivoire, et qui aurait investit dans l’immobilier à Bamako, elle a été prise en seconde noce par le petit frère de son défunt mari qui réside à Kiengbè situé à 30 km de Kangaba chef-lieu de la commune de Kagnogo. Elle faisait la navette entre son village natal Saramalé, Bamako et Kiengbé. Son enterrement a eu lieu hier mercredi 28 août en présence de ses enfants et ses proches.

 

Le médecin-chef du CSREF, Dr Amadou A. Tangara  estime, pour sa part, qu’à l’instar de celui de la vieille Massaran, les accidents sont légion dans ces zones d’orpaillage. De nombreux cas sont enregistrés au sein de sa structure. Ceux-ci émanent surtout de la part des tricycles chargés d’assurer le transport des personnes et leurs marchandises. Ces engins sont conduits par des adolescents dont la plupart  ne maitrisent pas le code de la route.   

 

SAIDOU A. DIAKITE

 

 

Coup de filet du commissariat de police du 11ème arrondissement :

Mme N’Diaye Léla Diouara, une spécialiste dans l’escroquerie aux arrêts

 

Le commissariat de police du 11ème arrondissement a mis le grappin sur Léla Diouara, une dame âgée d’au moins 40 ans, spécialisée dans l’escroquerie. La jeune dame se promène dans des véhicules de luxe, se présentait à ses cibles comme un haut cadre de la douane pour finir par les escroquer. Ces malheureuses cibles sont des jeunes diplômés  sans emplois issus des familles aisées. Elle leur promet de les intégrer dans le corps de la douane contre le paiement de la somme d’un million de francs CFA. Ils sont plus de 10 personnes à être victimes du complot de la délinquante à col blanc. Parmi elles, cinq se sont présentées au commissariat du 11ème arrondissement après l’arrestation de Mme Diouara. 

Selon le délégué juridique du commissariat de police du 11ème arrondissement, l’inspecteur de classe exceptionnelle, Oumar Danté, Léla Diouara a été appréhendée lorsqu’elle s’apprêtait à prendre des sous des mains de d’une de ses victimes.

 

Mme Léla Dioura avait promis à sa dernière victime de lui trouver un emploi contre le paiement d’une somme importante. C’est dans ce cadre que cette dame dont nous taisons le nom, lui à versé 250 000 F CFA. Après deux mois de tracasserie, la victime commença à se douter des compétences et de la sincérité de Léla.

 

Elle informa la police du 11ème arrondissement des actes d’escroquerie dont il a été victime de la part de la délinquante. C’est lorsque Mme Léla Diouara s’est présentée pour son reliquat de 750 000 FCFA qu’elle a été appréhendée par les hommes du commissaire Dioubaly Diawara.

 

Interrogée par l’inspecteur Oumar Danté, Mme N’Diaye, a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

 

Aussitôt, elle a été déférée au Centre de Bollé. En attendant d’être présentée devant un magistrat, la délinquante médite son sort dans les geôles de la prison pour femmes. Le commissaire principal de police du 11ème arrondissement a profité de l’occasion pour inviter les populations à la prudence pendant cette période difficile que notre pays traverse.

Cléophas Tyénou

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