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Lassina Traoré, président de la Ligue de l'Ouest de cyclisme : “Nous avons pris la Ligue, pour la mettre sur les rails”

A la faveur de la première édition du Coup de pédale de la ville Sya, tenue, le samedi 24 août 2013 sur l'avenue Félix Houphouët-Boigny, nous avons rencontré, le président de la Ligue de l'Ouest de cyclisme, Lassina Traoré. Ancien coureur de l'AS SIFA, ancien vainqueur du prix carrefour africain-GMB en 1990, il nous livre les réalités du cyclisme à l'Ouest du Burkina, du manque de compétitions, de la vie des clubs, et des perspectives pour une meilleure organisation du cyclisme à l'Ouest.

D'une manière générale, dites-nous, comment êtes-vous organisés au niveau de la Ligue de l'Ouest de cyclisme ?

Dans notre organisation, nous avons associé beaucoup de cyclistes à la retraite. Ceux-ci viennent nous épauler et nous donnent des conseils. Le coup de pédale de la ville de Sya est une ouverture, mais dans deux mois, vous allez nous voir de nouveau sur le même boulevard.

Pour cette première course à Bobo, quelle a été votre contribution ?

Nous n'avons pas contribué en tant que tel dans cette course. Mais je peux vous dire qu'on a participé à l'organisation. C'est le maire de l'arrondissement 2 qui l'a financée, avec la collaboration d'Airtel Burkina et de ses amis.

Est-ce qu'au niveau de l'organisation vous avez été associés ?

Oui nous avons été associés. Hier (Vendredi 23 août 2013), de 13 heures jusqu'à 20 heures on était avec le maire ; on a même fait partie de la délégation de l'accueil des invités venus de Ouagadougou. Il faut reconnaître qu'ils nous ont beaucoup respecté malgré nos erreurs. Nous sommes satisfaits de cette attitude.

Quelles sont ces erreurs ?

Lorsque le maire a voulu organiser cette compétition à savoir le Coup de pédale de Sya, il s'est renseigné pour savoir s'il y avait une ligue de l'Ouest de cyclisme. Et C'est l'ancien président, Ouédraogo Amadé qui a dit au maire que la Ligue n'existait pas. Donc qu'il peut contacter la Fédération.

Mais est-ce que la Fédération vous a contactés ?

Oui nous avons été contactés par la Fédération, le président Alassane D. Ouangraoua m'a personnellement appelé. Nous avons beaucoup discuté et je l'ai bien écouté.

Vous avez parlé du manque de compétitions à Bobo. Qu'est-ce que vous faites pour y remédier ?

Depuis que nous sommes partis en 1990, tout a dégringolé au niveau de la Ligue de l'Ouest de cyclisme. Donc cette année, nous avons pris la Ligue, pour " la mettre sur les rails ". Nous allons nous occuper des clubs. L'AS SIFA était morte, nous l'avons mise sur les rails.

Sya Yeleen également, nous l'avons réveillée. Nous allons faire de même avec le Rail Sprint, et le Vélo club de Bobo. Nous allons faire tout cela, avant de penser organiser une compétition. Nous sommes en train de revoir les clubs de la région notamment à Houndé, Dédougou et Banfora, même si c'est une fois dans le mois, on pourrait organiser une compétition. Cela pourra relancer le cyclisme dans notre région.

Avez-vous déjà une compétition en vue ?

Bon, nous sommes en train de voir comment organiser une compétition au nom de la Ligue. Avec seulement quatre clubs, il est difficile d'organiser une compétition. Nous sommes en train de préparer les dossiers pour mieux préparer nos clubs. Donc pour l'instant, nous travaillons là-dessus.

Qu'est-ce que vous faites pour les autres clubs de la région notamment, Dédougou, Houndé, Tougan, Banfora ?

Nous sommes en communication avec les présidents de ces districts pour que les clubs soient mieux organisés. Si nous avons des clubs de 5, 6 coureurs, nous pourrions compter sur eux pour relancer le cyclisme à l'Ouest.

Nous avons appris que chaque année, vous bénéficiez de 300 000 francs pour organiser une coupe ?

Nous n'avons jamais reçu de l'argent de qui que ce soit, depuis que nous avons pris les rênes de la Ligue de l'Ouest de cyclisme. Et cela fait quatre mois que nous sommes à la tête de cette Ligue.

Quelle lecture faites-vous des différents clubs de Bobo ?

Ça ne va plus, parce que Amadé Ouédraogo, l'ancien président de la Ligue de l'Ouest, a " tout gâté ". Avec l'arrivée d'Amadé Ouédraogo, tous les clubs sont tombés. C'est pourquoi nous avons décidé de prendre le relais pour mettre une nouvelle équipe en place afin d'asseoir les différents clubs. Tout en faisant appel à Banfora, Houndé, Tougan et Dédougou.

A regarder les coureurs, c'est vrai qu'ils n'ont pas de compétence, mais également ils n'arrivent pas à suivre le rythme. Que faites-vous dans ce sens ?

Nous sommes en train de les préparer. L'année prochaine, la situation va s'améliorer. Nous prévoyons de les faire partir à Ouagadougou pour les préparer. L'année prochaine, vous allez entendre parler de nos coureurs.

Propos recueillis Par Firmin OUATTARA [email protected]

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