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L’autre casse-tête des pères de famille

Les chefs de famille doivent faire face, ces jours-ci, à d'autres dépenses pour prendre en charge l'achat de fournitures scolaires. C'est la saignée pour de nombreux ménages qui n'ont pas encore soufflé des conséquences  des dépenses du mois de Ramadhan et de la fête de l'Aïd El Fitr qui viennent tout juste de passer.  Les prix des articles scolaires n'ont pas connu «particulièrement» de flambée cette année. «Je pense que les prix sont stables par rapport à l'an dernier, mais c'est le fait que la rentrée est venue juste après de grosses dépenses qui rend les choses difficiles pour les chefs de famille», explique un employé d'APC.  Dans une papeterie située au c½ur de la capitale, des cahiers d'une marque connue  sont proposés entre 19 et 29 DA, selon le volume. Un lot de quatre stylos de différentes couleurs est cédé à 30 DA. Des crayons de couleurs de cette même marque sont à 160 DA la boîte. «Evidemment, il y des articles moins chers, de fabrication locale. Les articles chinois sont aussi moins chers. Tout dépend de la qualité», explique le gérant d'une papeterie de la rue Hassiba Ben Bouali. Certains pères de famille se ruent vers les étals de l'informel «où les prix sont plus cléments». Au niveau des grandes surfaces, comme c'est le cas dans les centres commerciaux, des promotions sont proposées. Les prix varient selon le choix et la qualité des articles. Ce sont les cartables qui alourdissent la facture. Certains parents n'hésitent pas à payer cher cet article, pourvu qu'il soit de bonne qualité pour pouvoir le garder plus longtemps. «Mes deux enfants gardent leurs cartables de l'année dernière. Ils sont encore en bon état. Je les avais payés 4000 DA chacun, cette année, j'achète juste les cahiers et autres articles nécessaires», explique une mère de famille. Des pères de famille comptent recourir à l'emprunt pour faire face à ces dépenses. Selon certains papetiers, des pères de famille les ont déjà sollicités pour trouver «une formule» d'achat des fournitures scolaires «par facilités». «Des habitants du quartiersm'ont demandé s'ils peuvent compter sur moi pour leur vendre des fournitures en décalant le payement au mois prochain», révèle un commerçant installé place du 1er Mai, en précisant qu'il a été approché par cinq clients alors que la rentrée n'est que dans une dizaine de jours. Pour l'association des parents d'élèves, le trousseau de fournitures scolaires revient «trop cher». Selon Ahmed Khaled, président de cette association, en moyenne, il faut 7000 DA pour faire face à tous les frais, entre trousseau scolaire, tablier et livres, même si ces derniers sont distribués gratuitement à près de 40% des élèves. Le marché des fournitures scolaires représente 15 à 20 milliards de dinars, selon l'Union générale des commerçants et artisans algériens. «Cette année, les prix se sont stabilisés. Il y a même des articles qui sont vendus moins chers que l'année dernière, puisqu'ils sont issus de vieux stocks», explique M.Boulenouar, porte-parole de cette association.                          

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