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Education :

Le problème de la surcharge des classes n'est toujours pas réglé. Cette année encore, les enseignants vont se retrouver avec des classes de 45 élèves en moyenne.

Les formateurs vont revivre le même calvaire que l'année dernière : bruit, manque de concentration, mauvais résultats scolaires et surtout violence des élèves. Tous les syndicats se sont accordés sur le fait que le phénomène de la surcharge des classes tant critiquée l'année dernière n'est pas résolu. Pourquoi ? La majorité des infrastructures prévues pour l'année scolaire 2012-2013 ne sont toujours pas réceptionnées pour la rentrée scolaire 2013-2014.

Le Syndicat national autonome des professeurs des enseignants du secondaire et technique (Snapest) par le biais de son secrétaire général, Meziane Meriane, parle d'un taux de 75% des infrastructures éducatives prévues pour cette année et qui ne seront pas réceptionnées. «J'ai appris que100 nouveaux établissements seront opérationnels dès la prochaine rentrée scolaire. Cela veut dire que 509 établissements qu'on avait annoncés pour l'année dernière sont toujours en chantier», analyse le SG du Snapest. «L'année dernière ce sont les classes de 1re année secondaire qui ont connu la surcharge en raison de l'arrivée de deux promotions : celles de 5e et de l'ex sixième. Cette année c'est la deuxième année secondaire.

En l'absence de planification, l'année prochaine encore, le problème apparaîtra en classe de terminale. Vers 2015, c'est la première année universitaire qui connaîtra un boom», met en garde M. Meriane, qui rappelle que l'année dernière il y avait un déficit de 609 lycées. Même constat pour le Conseil national autonome de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) qui considère que le problème persistera encore cette année. «Je crois que ce sera un peu moins lourd cette année. Mais, il y aura toujours de la pression», estime Nouar Larbi, coordinateur du Cnapest, qui illustre ces propos par le cas de la wilaya de Batna.

En effet, cette wilaya va réceptionner cette année un seul lycée en septembre sur les quatre prévus. «Pourquoi les délais de réception ne sont-ils toujours pas respectés ? Il y a anarchie dans l'octroi des marchés. Les entreprises algériennes auxquelles on a confié la réalisation de ces infrastructures ne sont pas en mesure de le faire», déclare le représentant du Cnapest. Ce syndicaliste insiste sur le manque de suivi des projets lancés et l'absence de planification à long terme. «On doit commencer à préparer une place pédagogique pour chaque Algérien qui naît. C'est toute l'Algérie qui est gérée au jour le jour», regrette Nouar Larbi. «Chaque ministère est une république à part. il existe en Algérie trois politiques de l'éducation et de l'enseignement : la loi d'orientation éducative, une loi pour la formation professionnelle et une troisième pour l'enseignement supérieur», souligne le SG du Cnapest, qui considère qu'une seule loi portant sur l'orientation de l'enseignement général, la formation professionnelle et l'enseignement supérieur suffirait pour la prise en charge des enfants algériens en matière de formation. Et d'ajouter : «Cette année encore on va se retrouver avec des classes de plus de 45 élèves», notamment dans des zones nouvellement construites.

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