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Les occidentaux

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France n’ont toujours fourni aucune preuve de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, a indiqué mercredi l’émissaire spécial de l’ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi.
« Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays ont déclaré que des armes chimiques avaient été utilisées », a déclaré M. Brahimi lors d’une conférence de presse à Genève.
Selon le diplomate, les Américains, les Britanniques et les Français affirment disposer des preuves « indéniables ».
« Ils nous ont dit qu’ils allaient les présenter. Or, ils n’ont rien présenté pour le moment », a constaté M. Brahimi.
« Il nous serait très intéressant de les voir fournir les preuves qui sont en leur possession », a conclu l’émissaire spécial de l’ONU.

Brahimi pour une solution politique
L’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, estime qu’il n’existe pas de solution militaire à la crise syrienne et que seule la voie diplomatique permettrait de régler le conflit.
« Je suis toujours persuadé qu’il n’existe pas de solution militaire en Syrie et qu’il n’y a pas d’autre option qu’une solution politique », a déclaré mercredi M. Brahimi lors d’une conférence de presse à Genève.
Selon lui, « il est nécessaire de stimuler l’intérêt pour un règlement diplomatique de la crise » et d’encourager les « intentions politiques et non militaires ».

Damas fournit des preuves
La Syrie a fourni aux inspecteurs de l’ONU enquêtant sur l’usage présumé d’armes chimiques des preuves attestant que Damas n’avait pas utilisé de substances toxiques, a annoncé mercredi le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Faisal Mekdad.
« Les troupes gouvernementales syriennes n’ont jamais utilisé des armes chimiques, et ce n’est qu’un prétexte. Nous en avons des preuves, et nous les avons transmis au groupe d’inspecteurs des Nations unies », a déclaré M.Mekdad devant les journalistes à Damas.

La situation en Syrie est entrée dans une phase critique le 21 août, date à laquelle les médias hostiles au président Bachar el-Assad ont fait état de l’utilisation d’armes chimiques par les troupes gouvernementales dans une banlieue de Damas. Selon les rebelles, cette attaque présumée pourrait avoir fait 1.300 morts.

Certains pays occidentaux, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont profité de cette information non confirmée pour appeler ouvertement à une intervention militaire en Syrie sans aval du Conseil de sécurité de l’Onu.

La campagne militaire pour redessiner le Moyen-Orient

La campagne militaire des Etats-Unis et de leurs alliés de l’OTAN en Syrie est chaque jour plus plausible. Ces derniers sont poussés par la « profonde crise aux Etats-Unis et au sein de l’Alliance de l’Atlantique-Nord, survenue après la chute du régime des Frères musulmans en Egypte », analyse mercredi à l’agence de presse russe RIA Novosti Jihad Oda, professeur de politologie de l’université d'Helwan.

« La probabilité d’une opération militaire en Syrie, menée par les Américains et leurs alliés en dehors du cadre de l’ONU, est plus forte que jamais. Car les USA et l’Alliance traversent une grave crise après la chute du régime des Frères musulmans en Egypte, l’évolution défavorable de la situation en Irak, l’instabilité en Turquie, en Jordanie et, par conséquent, la prise de conscience que les Etats-Unis et l’OTAN perdent leurs positions au Moyen-Orient. Ces Etats ne sont pas prêts à perdre la Syrie dans ces conditions », estime le politologue.

Il est convaincu que cette campagne ne sera pas une guerre traditionnelle. « Il s’agira très probablement de frappes cirurgicales contre les sites gouvernementaux et militaires », déclare Oda.

« L’attaque de la Syrie fait partie de plans de plus grande envergure de l’Occident pour redessiner la carte du Moyen-Orient par un morcellement de l’Irak, de la Syrie et du Liban en faibles entités pseudo-gouvernementales et par la neutralisation de l’Iran. On assiste au point culminant de la mise en ½uvre de ces plans« , analyse le professeur de politologie. Il souligne également qu’après l’attaque de la Syrie le Moyen-Orient se transformerait pour longtemps en « région d’anarchie ».

Tunisie Focus

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