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Les agresseurs ont repris du service à Bamako et sa banlieue. Plusieurs morts et des blessés ont été récemment enregistrés. En un temps record, le taux de criminalité a augmenté considérablement. Une insécurité déplorée par les populations qui décident de se faire justice elles-mêmes.

Une chronologie des récents braquages et assassinats perpétrés par des marchands de la mort fait dire que l’insécurité a refait surface à Bamako. Au moment où le Mali est en train de sortir de la crise, le pays connait une grande insécurité totale. Avec la fin de la crise politico-institutionnelle qui se profile, les agresseurs ont repris du service à Bamako. Si l’année 2013 doit marquer le véritable décollage économique du pays, les populations Bamakoises font face à la menace des braqueurs et autres malfaiteurs. Ainsi même les citoyens les mieux surveillés, ne sont pas à l’abri du danger. En témoigne l’agression mortelle du Commissaire de police Aser Keita, chef de la section police judiciaire au Commissariat du 7ème  Arrondissement. Il a été fusillé à son domicile le samedi 22 juin dernier.

 

Des agresseurs sèment la terreur dans différents quartiers de Bamako. Une insécurité galopante qui a quitté les quartiers populaires pour s’attaquer aux quartiers résidentiels et s’étendre sur l’ensemble du territoire national. Des morts et des blessés sont décomptés chaque semaine. Lasses d’assister à une série d’agressions impunies et à l’inertie de l’Etat, les populations ont décidé d’appliquer la loi du talion.

 

Face à cette montée en puissance de l’insécurité, les populations ont décidé de créer des groupes d’auto-défense pour assurer leur propre sécurité. Dans les quartiers tels que Niaréla, Bagadadji, Sokorodji et autres, plusieurs groupes d’auto-défense armés ont été mis sur pied. Pour l’heure, seul le groupe de Sokorodji a été désarmé par les militaires.

 

« Nous sommes fatigués de cette impunité. Ceux qui sont chargés d’assurer notre sécurité se sont transformés en fauteur de troubles. D’autres personnes disent que ces agresseurs sont parfois en complicité avec certains éléments des forces de sécurité. Face  à cette situation, nous n’allons pas attendre l’Etat pour nous sécuriser. Nous allons retourner à l’ancienne méthode c’est-à-dire brûlé vif les bandits qui seront appréhendés » a déclaré un habitant de Bamako.  

Bandiougou DIABATE

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