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Syrie : conseil de guerre

Un Conseil de défense a débuté ce mercredi à l’Elysée autour de François Hollande dans la foulée du Conseil des ministres pour préparer la riposte militaire que la France et ses alliés envisagent contre le régime de Damas, jugé coupable d’avoir employé des armes chimiques. Le Parlement français se réunira quant à lui le 4 septembre, pour un débat sans vote.

Quatorze hauts responsables dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et trois ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères), Manuel Valls (Intérieur) et Jean-Yves Le Drian (Défense), participent à cette réunion annoncée la veille par le président François Hollande dans un discours de politique étrangère dominé par le dossier syrien, a-t-on appris auprès de l’Elysée.

Outre les ministres et le directeur de cabinet du Premier ministre, Christophe Chantepy, plusieurs responsables militaires sont autour de la table: l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées, son «adjoint terre», le colonel Pierre Schill, ainsi que le chef d’état-major particulier du président de la République, le général Benoît Puga.

La communauté française du renseignement est représentée par Francis Delon, secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, Bernard Bajolet (renseignements extérieurs), Patrick Calvar (renseignements intérieurs) et Alain Zabulon, coordonnateur national du renseignement.

De son côté, le Royaume-Uni a rédigé un projet de résolution condamnant les attaques chimiques du régime syrien qui sera présentée mercredi au Conseil de sécurité des Nations unies, annonce le Premier ministre britannique David Cameron dans un communiqué.

Le projet de résolution autorise les mesures nécessaires pour protéger les civils contre les armes chimiques, précise le chef du gouvernement britannique sur Twitter.

« Le Royaume-Uni a rédigé un projet de résolution condamnant l’attaque à l’arme chimique d’Assad et autorisant les mesures nécessaires pour protéger les civils », déclare David Cameron.

« Nous avons toujours dit que nous voulions que le Conseil de sécurité de l’Onu prenne ses responsabilités sur la Syrie. Aujourd’hui, il a l’occasion de le faire », ajoute le Premier ministre.

Une attaque présumée au gaz toxique survenue mercredi dernier en plusieurs points de la plaine de la Ghouta aux environs de Damas aurait fait plusieurs centaines de morts.

Auparavant, le secrétaire britannique au Foreign Office William Hague avait déclaré que la sécurité de la Grande-Bretagne serait menacée en cas d’inaction contre le gouvernement syrien.

« Nous devons procéder de façon prudente et réfléchie, mais nous ne pouvons permettre que notre propre sécurité soit compromise par la normalisation rampante de l’utilisation d’armes que le monde a passé des décennies à essayer de contrôler et d’éradiquer », écrit William Hague dans une tribune pour Daily Telegraph.

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