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Dans la zone non-lotie du secteur n° 17 (Sarfalao) de Bobo-Dioulasso, une énigmatique maisonnette « six tôles » s'est effondrée suite aux fortes pluies, le jeudi 22 août 2013. Et chose curieuse, des voix d'hommes piégés dans des bouteilles et appelant au secours, proviendraient de la maisonnette dont la chute laisserait voir des murs ensanglantés.

Jamais un effondrement de maison n'a autant capté l'attention des habitants de la zone non-lotie du secteur n°17 (Sarfalao), bien que les chutes de maison dans ce quartier précaire de la ville soient courantes, surtout à une période aussi pluvieuse de l'année.

Selon des récits dignes des productions de Nollywood (Vengeance, occultisme et fétichisme, thématiques de prédiction du cinéma nigérian), l'effondrement d'un pan de la maisonnette a laissé entrevoir des murs sanguinolents et des « âmes » emprisonnées dans des bouteilles et qui demanderaient à boire de l'eau ou à être secourues.

Cette thèse invraisemblable s'est répandue dans tout le quartier et des dizaines de badauds ont défilé tout le week-end pour espérer voir ce fait divers inédit. En plus de cela, d'autres témoins jurent avoir vu un cahier contenant exclusivement une liste de femmes sur les lieux où nous nous sommes rendus le dimanche 25 août dernier.

La mystérieuse maisonnette est située entre deux lieux de culte du non-loti et à quelques mètres d'une cours habitée dans les environs d'un château d'eau en chantier. Le côté Est de la maisonnette s'est effectivement effondré, laissant transparaître des murs et une porte tapissée avec un tissu rouge vif. Est-ce cette couleur que les témoins ont pris pour du sang ? L'intérieur est assez bien entretenu avec un sol carrelé et des paquets usagers de mosquitos.

Des curieux continuaient toujours à indexer la maisonnette au passage, à marquer un arrêt et à se raconter ce qui se serait passé. Nous interpellons une vieille, habitant dans le voisinage immédiat. Elle nous explique d'emblée que tout ce qui se dit autour de ce lieu est sans commune mesure avec la réalité, même si elle reconnaît que son « voisin » ne vient que tard dans la nuit, en voiture, pour repartir très tôt le matin. « Les gens parlent d'âmes humaines, mais ce sont des photos que nous avons vues dans des bouteilles. Nous avons aussi vu des cornes d'animaux dans la maisonnette. Ce que je peux dire c'est que l'homme est un féticheur, ce qui explique sa préférence pour la couleur rouge présente partout. En plus, nous l'avons vu égorger un poulet nuitamment », a témoigné la vieille dame précisant ne pas connaître outre mesure le monsieur.

La voisine est aussi persuadée que ce monsieur nouvellement arrivé dans le voisinage n'est pas un tueur d'homme. « Si c'était le cas, la police qui est venue voir ne l'aurait pas laissé. Il est revenu le lendemain ramasser ses affaires et a promis de reconstruire le pan de sa maisonnette affaissée », renseigne-t-elle.

Ce témoignage n'apporte aucune réponse aux questions que beaucoup se posent. Qui est l'occupant de cette cabane ? Quels types d'activités mène t-il nuitamment ? La rumeur entretenue par des témoins supposés de la scène est persistante au point que les forces de l'ordre se sont rendues sur les lieux pour y voir plus clair.

SIDGOMDE
Sidwaya

Le Faso

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