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Prévention du palu au Faso : Que deviennent les moustiquaires promises ?

Ces temps-ci, les malades du paludisme - principale cause de consultations sanitaires au Burkina Faso - sont légions. Ce samedi 24 août, nous en avons été témoins dans un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de la capitale : une dame et un monsieur, couchés près de nous, se débattaient avec leur mal. Et d'autres personnes dans le rang des patients en attente semblaient en souffrir également. Une situation qui nous a aussitôt fait penser à la promesse gouvernementale de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d'action (MILDA)...

La moustiquaire n'est pas une panacée pour éviter le paludisme, certes. Mais, elle peut beaucoup y contribuer. Raison pour laquelle, d'ailleurs, les autorités ont initié avec leurs partenaires la présente campagne de distribution gratuite de MILDA, dont le coût global est estimé à 21 milliards de francs CFA. Mais, près de deux mois après le lancement en grande pompe de l'opération à Dédougou, de nombreux ménages du pays n'ont pas encore senti l'odeur d'une moustiquaire imprégnée...

En tout cas, à Ouagadougou, l'opération n'a pas encore démarré. Alors, que deviennent ces moustiquaires promises, pour lesquelles on avait pourtant délivré des bons aux (futurs) bénéficiaires pendant la phase de recensement ? Jusqu'à quand vont-ils attendre pour pourvoir bénéficier de ces moustiquaires ? En attendant d'avoir des réponses à ces interrogations, une chose est sûre : ce retard dans la distribution des MILDA ne peut que favoriser la propagation du Plasmodium Falciparum, de son nom scientifique, au sein des populations.

Encore beaucoup de monde sans moustiquaires

Ce n'est pourtant pas la première fois qu'une campagne de distribution de moustiquaires est mise en ½uvre dans notre pays. Les expériences passées devraient en principe servir à éviter les difficultés qui caractérisent aujourd'hui la présente opération : lenteur, insuffisance du nombre de moustiquaires disponibles par rapport au nombre de personnes recensées, etc.. Les acteurs de l'opération feraient mieux de se ressaisir, s'ils ne veulent pas être considérés comme des médecins après la mort.

Il est indéniable que beaucoup de citoyens se sont déjà procuré des moustiquaires, au lieu de s'accrocher à des promesses qui tardent à être concrétisées. Mais il est également certain qu'ils sont aussi nombreux, sinon plus, compte tenu de la pauvreté, à ne pas encore disposer de quoi se protéger des piqûres des moustiques. Pour ce beau monde sans moustiquaires, la mesure gouvernementale de distribution universelle de MILDA sonne toujours comme une aubaine qu'il faut absolument saisir. D'où, donc, l'intérêt pour les acteurs de la présente campagne de tout mettre en ½uvre malgré les retards déjà accusés, pour que toutes les zones du pays soient effectivement couvertes... Et dans de meilleurs délais.

Contribuer à la réduction des 660 000 morts recensés chaque année

Ce qui se passe n'honore en tout cas pas le département du ministre Léné Sebgo, personnalité énarque de l'année 2013. Comme il le rappelait, à juste titre, lors de sa conférence de presse du 21 juin dernier relative justement à l'opération : « Le paludisme demeure, de par le monde, la première cause de morbidité et de mortalité, avec environ 660 000 morts par an ». Et l'une des meilleures manières de contribuer à la réduction de cette hécatombe au plan national, c'est, évidemment, de savoir agir efficacement en amont, soit au niveau de la prévention. Toute chose qui nécessite la mise des fameuses moustiquaires à la disposition des populations.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net

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