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Un soldat de l'Armée libre syrienne, 3 septembre 2013 / Reuters
Un soldat de l'Armée libre syrienne, 3 septembre 2013 / Reuters

Les contradictions des pays du Golfe sur la Syrie

Pourquoi les pays de la région du Golfe condamnent Damas et soutiennent Le Caire

Deux pays en crise, deux stratégies différentes. Les gouvernements de la région du Golfe condamnent fermement la dictature syrienne mais apportent leur soutien à l’armée égyptienne, rappelle Courrier International. Une politique validée par l’opinion publique dans le premier cas et vivement critiquée pour le second, explique l’article.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) demande une intervention en Syrie en vertu du chapitre 7 de la charte de l’ONU qui autorise à lancer une opération militaire contre un pays si celui-ci représente «une menace pour la paix», affirme le site. Un net durcissement diplomatique, qui intervient dans un contexte déjà marqué par des relations tendues entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, et la campagne anti-Iran lancé en juin au Koweït, retrace l’article. Le ministre Saoudien des affaires étrangères avait d’ailleurs critiqué «l’occupation» iranienne en Syrie.

D’après Courrier International, cette stratégie reçoit l’approbation des populations du Golfe, décidées à se mobiliser en faveur de l’opposition syrienne sunnite, notamment pour contrer le chiisme iranien. En revanche, elles fustigent le soutien de leurs gouvernements au coup d’Etat militaire en Egypte.

«L'armée syrienne combat le peuple syrien; l'armée égyptienne combat le peuple égyptien», tweete un opposant koweïtien, qui ne comprend pas pourquoi la réaction de son gouvernement diffère entre les deux, souligne l’article. En Arabie Saoudite, les opposants se servent également de cette question pour faire valoir leurs opinions, ajoute le site.

Les pays du Golfe accordent en effet une aide financière d’importance à l’Egypte, l’Arabie Saoudite se disant même prête à combler les fonds supprimés par les Etats occidentaux.  Alors qu’il soutenait le président destitué Mohamed Morsi, le Qatar a cependant apporté son concours au nouveau régime égyptien. Le pays est d’ailleurs devenu le terrain d’une lutte d’influences entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, selon le Huffington Post.

D’autre part, les monarchies du Golfe cherchent également à combattre les Frères musulmans, explique France 24. Elles ont investi de tels enjeux en Egypte qu’elles doivent continuer à soutenir le nouveau régime.              

Lu sur Courrier International

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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