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Ministère des affaires étrangères: silence! Mankeur sacrifie, manipule et sanctionne à tour de bras. (Par Alassane Salif Ngom)

Les véritables raisons de la dissolution de la Commission des affections au Ministère des Affaires étrangères sont maintenant connues: utiliser ses prérogatives pour sanctionner l'action syndicale. Répondant à ses collègues qui dénonçaient dans la presse l'abrogation de l'Arrete portant création de ladite Commission, Mankeur Ndiaye affirmait, toute honte bue, que le fonctionnement de celle-ci était décrié même par une certaine frange des Conseillers et des Chanceliers des Affaires étrangères. Il s'agit la d'un gros mensonge comme il a l'habitude d'en servir au President de la République. Son Secrétaire général Amadou Kebe a été plus franc. Il dira en effet quelques semaines plus tard à une Délégation de l'UCAES et de l'ACAES que le Ministre a abrogé l'arrêté en question car il veut jouir de toute l'étendue de son pouvoir en matière de gestion de son personnel. En conséquence, ajoutera Amadou KEBE, il refuse d'être ligoté par les dispositions d'un instrument juridique laissé par un de ses prédécesseurs.

Au diable donc les droits acquis ! Au diable le dialogue et la concertation dans le milieu du travail ! tant qu'il est en mesure d'étancher sa soif de vengeance sur ses collègues qui ont eu l'outrecuidance d'exercer leur droit syndical sous son magistère. Eh oui! C'est curieux ! L'action syndicale doit être punie au Sénégal, 53 ans après notre indépendance, qui l'eut cru?

Le Président de la République et l'opinion nationale doivent être informés que les Conseillers et les chanceliers soupçonnés d'avoir joué un rôle actif dans les derniers événements qui ont secoué le ministère des Affaires étrangères ont tous été soit affectés soit mutés à des postes généralement très peu convoités pour des raisons liées notamment à leur pénibilité ou à leur manque de perpectives de carrières. Je m'abstiendrai de citer ces postes réservés à la sanction par respect aux Autorités des pays concernés qui ne manqueront pas certainement de lire ces lignes. Mankeur lui même estime avoir été victime de sanction pour avoir été nommé Ambassadeur à l'un de ces postes dans un passé récent.

Je ne reviendrai pas non plus sur toute la mauvaise foi qui caractérise son discours sur la revalorisation de certains postes par le Président de la République. En effet c'est volontairement qu'il évite de faire comprendre au chef de l'Etat, que dans l'expression légitime de leur choix de poste d'affectation, les Diplomates ne mettent pas exclusivement en avant les questions d'argent.
Ils cherchent avant tout le plein épanouissement professionnel dans un poste a pénibilité réduite; étant entendu que la pénibilité d'un poste peut être d'ordre structurel, infrastructurel ou financier.

Mankeur aurait du avoir l'honnêteté d'expliquer tout cela au Président de la République pour l'aider a mieux apprécier la réalité dans les postes diplomatiques et consulaires et le combat pour la justice et l'équité dans les affectations que cela motive chez les cadres du Ministère des Affaires étrangères.

Cela revient à dire qu'il ne suffit pas d'augmenter le niveau de revenu des diplomates en poste dans certains pays pour rendre ces postes attractifs aux yeux de tous. Si c'était le cas, il ne se serait pas battu comme il l'avait fait après l'élection de Macky Sall pour quitter son poste de l'époque. Il aurait tout simplement utilisé sa proximité supposée avec le nouveau président pour obtenir la revalorisation salariale tant chantée aujourd'hui et continuer son travail.

Si c'était le cas enfin, il n'aurait pas utilisé ces postes pour sanctionner des collègues représentants syndicaux légalement mandatés par les membres de leur corporation.

Ce qui se passe au ministere des Affaires étrangères doit interpeller tous les esprits épris de justice de notre pays. L'autoritarisme de Mankeur Ndiaye pose un énorme défi à la démocratie, au droit syndical à la gouvernance moderne.

Ses agissements foulent aux pieds les principes de la gouvernance sobre et vertueuse dont le Président de la République se veut le chantre. Les règles les plus élémentaires de la comptabilité publique et de la rationalisation budgétaire sont royalement bafouées pour sanctionner des fonctionnaires.

Ce qui est sur est que les pratiques d'un autre âge de ce ministre qui souffre profondément de ne pas etre accepté comme tel par ses propres collègues n'auront pas raison de la ferme détermination des cadres du MInistere des Affaires étrangères à défendre leurs intérêts matériels et moraux par tous les moyens légaux en leur possession.

Alassane Salif Ngom
Kuala Lumpur/ Malaisie






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