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Manifestation devant le siège du Parti Socialiste pour réclamer la régularisation des sans-papiers, 2010. THOMAS COEX / AFP
Manifestation devant le siège du Parti Socialiste pour réclamer la régularisation des sans-papiers, 2010. THOMAS COEX / AFP

Un bénévole accusé d'avoir aidé une Congolaise sans papiers

Ce mardi, il comparaît devant la justice malgré l'abrogation du délit de solidarité.

En France, le délit de solidarité est une infraction comme les autres. Léopold Jacquens, un bénévole de la Croix rouge, comparaît ce mardi 27 août, devant le tribunal correctionnel du Havre (Seine-Maritime). Que lui reproche-t-on? Avoir délivré une fausse attestation d'hébergement à une femme sans papiers. Un jour, ce retraité bénévole reçoit une Congolaise dans les locaux de l'association. Il souhaite l'aider à obtenir des papiers et remplit une attestation d'hébergement. «Comme elle ne connaissait personne, je lui ai donné mon adresse, raconte le retraité. A la sous-préfecture, si vous n'avez pas une adresse au Havre, vous ne pouvez pas commencer votre domiciliation.»

Convoqué au commissariat, Léopold Jacquens refuse de payer une amende, puisque selon lui, son action ne contrevient pas à la loi: le délit de solidarité, qui punissait les personnes facilitant le séjour de personnes en situation irrégulière, a été supprimé en décembre 2012.

Les associations d'aide aux migrants s'insurgent contre un procès qu'elles jugent contre-productif.

Lu sur Francetvinfo

 

 

 

 

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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