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GUEDIAWAYE - MEURTRE Le film de l’arrestation de Aïdara Chérif qui a poignardé à mort son ami Pape Mbaye Ndong

Les rapports entre Pape Mbaye Ndong (33 ans) et son ami Aïdara Chérif Mouhamadoune Traoré (28 ans) sont subitement devenus exécrables. Le premier n'ayant pas du tout apprécié que le second utilise sa chambre pour roucouler avec sa petite amie. Dans la nuit du vendredi au samedi, excédé par les remontrances de son ami, Aïdara C.M. Traoré le tue à coups de couteau. Le présumé meurtrier a été arrêté par les limiers de la police de Guédiawaye.

Du sang sur le trottoir et sur l'étal d'un marchand. Au rond-point «Dial Mbaye» de Guédiawaye, les riverains sont hébétés. Les rares témoins qui ont assisté à la bagarre sont encore sous le choc. Tous peinent à comprendre la violence avec laquelle Aïdara C.M. Traoré, également appelé Pape Aïdara, s'est acharné sur Pape Mbaye Ndong. Une violence aveugle, inouïe, qui n'a laissé aucune chance de survie à Pape Mbaye Ndong, malgré les secours qui se sont vite organisés pour tenter de le sauver. Et selon des blouses blanches qui se sont relayées sur P.Mb. Ndong, le défunt présentait de larges entailles à l'épaule gauche, au cou, sur le nez et sur l'arcade gauche. Pourquoi toute cette violence et comment tout cela est arrivé ? Pourquoi une vieille amitié a pu voler en éclats et se muer en une haine si féroce ? En réalité, c'est trois jours avant le drame du vendredi que les rapports entre les deux amis se sont détériorés.

Mardi 20 août dans la nuit, accompagné de sa petite amie, Pape Aïdara débarque au domicile de Pape Mbaye Ndong. En l'absence de celui-ci, il tente de s'enfermer dans sa chambre pour roucouler et passer du bon temps avec sa petite amie. Seulement, mise au parfum, la mère de Pape Mbaye Ndong s'y oppose. Et même lorsque les deux tourtereaux se retirent sur la terrasse de la maison des Ndong pour assouvir leur libido, la mère de Pape Mbaye Ndong se dresse sur leur chemin. Le c½ur gros, Pape Aïdara se résout finalement à quitter la maison des Mbaye l'injure à la bouche. A son retour, informé des agissements de son ami, Pape Mbaye Ndong pique une vive colère et décide d'aller le rabrouer. Depuis, les deux amis n'ont cessé de se toiser, de s'injurier chaque fois que leurs chemins se croisent. Il en sera ainsi jusqu'au vendredi 23 août, tard dans la nuit. Cette fois, en lieu et place d'une simple dispute, c'est plutôt la bagarre. Une rixe à laquelle Pape Aïdara, moins costaud que son «ami», s'était préparé en dissimulant dans ses habits un couteau qu'il n'a pas hésité à utiliser. D'abord un coup de couteau à l'épaule gauche de Pape Mbaye Ndong, puis lorsque ce dernier tente de s'enfuir pour sauver sa peau, il est vite rattrapé par Pape Aïdara qui lui flanque à nouveau un coup de couteau au cou. En voyant son ami s'affaler de tout son long, gisant dans une mare de sang, Pape Aïdara comprend vite que ce dernier ne pourra pas s'en tirer. Il s'affole, garde le couteau par devers lui et décide d'aller se réfugier de l'autre côté de la banlieue, au domicile de ses grands-parents, situé dans une zone à cheval entre Pikine et Thiaroye. Hélas, à son arrivée sur les lieux, la maison était fermée à double tour et les occupants plongés dans les bras de Morphée. Il ne lui restait plus qu'à errer dans les rues de Pikine, gagner par le remords. C'est dans l'une de ces rues qu'il va être chopé par des éléments de la police de Thiaroye qui, en compagnie de leurs collègues des autres commissariats de la banlieue, menaient une opération de sécurisation. D'abord arrêté pour une simple vérification d'identité, Pape Aïdara a été finalement identifié au moment des interrogatoires comme étant le présumé meurtrier recherché par la police de Guédiawaye. Il a été remis aux enquêteurs du commissariat de police de Guédiawaye qui ont immédiatement démarré son audition.

NDEYE SOW, MERE DE LA VICTIME

«Je ne dirai jamais les choses que je connais sur le présumé meurtrier de mon fils»

«Mon fils était très calme. Il regardait à peine les gens dans les yeux. Il n'avait aucun problème. C'était mon fils aîné. J'avoue qu'il était presque timide, contrairement à ses autres frères. Je m'en remets à Dieu. J'ai habité pendant cinq ans comme locataire au domicile de la famille de Pape Aïdara, le présumé meurtrier de mon fils. C'est d'ailleurs de cette cohabitation que sont nés les rapports qu'il avait avec mon fils aîné Pape Mbaye Ndong. La défunte mère du présumé meurtrier de mon fils était également une amie. Elle venait souvent me rendre visite, lorsque j'ai déménagé de leur maison. De même, son époux avait adopté mes enfants et les considérait comme les siens. Il confiait souvent des travaux à mon fils Daouda, petit frère de Pape Mbaye Ndong. Je ne comprends vraiment pas comment tout cela est arrivé au point que mon fils aîné en qui j'avais beaucoup d'espoir soit tué par Pape Aïdara. C'est moi-même qui me suis opposée, lorsque Pape Aïdara est arrivé ici avec une fille qui est d'ailleurs sa concubine. Je n'ai pas voulu qu'il utilise la chambre de mes enfants pour faire des choses répréhensibles. C'est avec beaucoup de peine que je vais vous le dire compte tenu de mes relations avec sa famille, mais ici, tout le monde sait que Pape Aïdara, le présumé meurtrier de mon fils, est un individu tortueux. Sa défunte mère m'a d'ailleurs confié des choses sur lui, que je ne dirai pas, par respect à sa mémoire.»

Les vrais visages de Pape Mbaye Ndong et Pape Aïdara

Malgré l'atmosphère de deuil qui a lourdement pesé hier sur le quotidien des riverains du rond-point «Dial Mbaye», les langues se sont vite déliées pour lever un coin du voile sur la victime et le présumé meurtrier. Selon les témoignages recueillis sur place, les deux individus qui ont un moment flirté avec le milieu interlope ont vu, au fil du temps, leurs relations s'envenimer. «C'était parfois des disputes à n'en plus finir et parfois si violentes que les gens étaient obligés d'intervenir. L'un d'eux que je ne veux pas nommer venait d'ailleurs d'être élargi de prison et l'autre passe tout son temps à se quereller avec son papa. Il avait d'ailleurs fugué, au grand soulagement de ses voisins, contents du répit que cette fugue allait leurs assurer», souffle un individu, la trentaine, pourtant tranquillement assis sous la bâche dressée non loin de la maison du défunt pour recevoir la foule d'amis et de sympathisants venus présenter leurs condoléances à la famille de la victime.

L'Observateur

Rewmi

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