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L'UDF Mbooloo Mi pour la poursuite de la traque des biens mal acquis

L'Union pour la démocratie et le fédéralisme/Mbooloo Mi (UDF-Mbooloo Mi, majorité) demande que soient menées à leur terme les poursuites engagées contre les personnalités visées par la traque des biens présumés mal acquis.

''Le parti exige que soit mené jusqu'au bout les poursuites déclenchées contre tous ces prédateurs de la République qui se sont constitués des fortunes impressionnantes en un temps record sur le dos du contribuable sénégalais'', indique un communiqué reçu à l'APS.

La vie politique sénégalaise vit depuis plusieurs mois au rythme de la traque des biens dits mal acquis, dont le processus à été engagé dès l'accession à la magistrature suprême de l'actuel président de la République, Macky Sall.

Les poursuites décidées dans ce cadre visent à ce jour essentiellement des responsables de l'ancien régime et sont conduites par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI).

Sur cette question, l'UDF-Mbooloo Mi ''encourage le président de la République à mettre en ½uvre les recommandations contenues dans le rapport 2008-2013 de l'Inspection générale d'Etat'', rapporte encore le communiqué.

Dans son dernier rapport remis récemment au chef de l'Etat sénégalais, l'IGE demande que des poursuites judiciaires soient enclenchées contre les personnes coupables de détournement de deniers publics, pour mettre fin aux écarts de gestion enregistrés dans les structures publiques.

L'UDF-Mbooloo Mi dit par ailleurs se féliciter des mesures administratives prises à l'encontre des officiers supérieurs impliqués dans l'affaire de drogue qui a secoué la hiérarchie de la police nationale et ''exige que toute la lumière soir faite'' sur cette question.

''Au-delà, il encourage les autorités dans (leur) programme d'assainissement de ce grand corps de l'Etat'', mentionne le communiqué.

La justice a récemment autorisé l'audition de responsables de la police nationale dont les commissaires Cheikhna Cheikh Sadibou Keïta, ex-directeur de l'Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), et Abdoulaye Niang, ancien directeur général de la police nationale, pour faire la lumière sur des accusations portées par le premier contre le second.

Dans un rapport, le commissaire Keïta avait mis en cause l'ancien directeur général de la police nationale, le commissaire Niang, dans une affaire de trafic de drogue.

Le commissaire Abdoulaye Niang a été relevé de ses fonctions sur la base d'un rapport d'enquête consacré à cette affaire de trafic de drogue supposé, tandis que l'ex-directeur de l'OCRTIS, le commissaire Cheikhna Keïta, auteur des accusations, doit faire l'objet de sanctions disciplinaires.

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