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Disparus du Beach de Brazzaville: le Congo dénonce un "acharnement"

Le gouvernement congolais a dénoncé lundi un "acharnement" contre son pays après la mise en examen jeudi à Paris pour "crimes contre l'humanité" du général congolais Norbert Dabira, dans l'affaire des 353 personnes disparues au Beach, le principal port de Brazzaville, en 1999.

"La décision du juge français de poursuivre cette procédure est un acharnement inacceptable", a déclaré le ministre de la justice, Me Aimé Emmanuel Yoka, lors d'une communication devant la presse.

"La République du Congo ne peut tolérer davantage le fait que la justice française accepte de devenir l'instrument de ceux qui veulent déstabiliser le Congo et nuire ainsi à ses efforts de développement et de consolidation de l'unité de la nation congolaise", a ajouté Me Yoka, également en charge des droits humains.

"Je ne conteste pas au juge français la compétence sur les affaires du Congo, mais je conteste le fait qu'il fait (son travail) sans fondement juridique", a-t-il insisté. L'affaire des disparus du Beach relève de "l'autorité de la chose jugée", a  affirmé le ministre, faisant référence au procès organisé par la cour criminelle de Brazzaville en juillet-août 2005.

Ce procès,  retransmis à la radio et à la télévision, s'était achevé sur  l'acquittement des accusés : quinze officiers de l'armée, de la police et hauts fonctionnaires de l'Etat dont le général de division Dabira.

Ce dernier se trouve actuellement en Chine, a précisé le ministre.

Le général Dabira, ancien inspecteur général des Forces armées congolaises (FAC) et de la gendarmerie, devenu haut commissaire à la réinsertion des ex-combattants avec rang de ministre délégué, a été brièvement interpellé et mis en examen (inculpé) à Paris pour "crimes contre l'humanité",  en l'occurrence la pratique massive et systématique d'enlèvements, de disparitions et d'actes de torture. Il a été placé sous contrôle judiciaire. 

Les juges d'instruction français tentent d'éclaircir les circonstances de la disparition en 1999 de 353 Congolais au Beach, le principal port de Brazzaville sur le fleuve Congo.

"Ce que le juge français fait est nul et de nuls effets. Norbert Dabira ne peut pas être poursuivi. L'affaire est terminée, enterrée et classée", a affirmé  M. Yoka.

AFP

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