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Pinte de bière, 2008 / REUTERS
Pinte de bière, 2008 / REUTERS

Les salafistes en croisade contre les bars algériens

Des groupes religieux tentent de faire fermer tous les débits de boissons du pays.

Le commerce de boissons alcoolisées a beau être autorisé en Algérie, la capitale donne parfois une impression de ville sous la Prohibition. Dans le quartier du Sacré-Cœur, au centre d’Alger, des groupes de salafistes tentent de convaincre les riverains de signer une pétition en faveur de la fermeture des bars aux alentours, rapporte El Watan.

En cause, les nuisances sonores et le caractère haram de l’établissement. Les actions de ces groupes religieux ont fait fermer 2.000 débits de boisson depuis 2003, estime le quotidien, encore que ces chiffres ne recouvrent qu’une partie de la réalité, puisque les gérants de bars n’osent pas forcément relayer leur infortune auprès de leurs représentants, par crainte de représailles.

D’après le maire d’Alger-Centre, Abdelhakim Bettache interrogé par le quotidien, il n’y a «pas de distinction entre un débit de boissons et un autre commerce». Selon le responsable, les fermetures de bars enregistrées sous son mandat sont conformes à la réglementation des commerces de la commune et ne sont pas dues à «la pression des signataires de pétition».

Pourtant, les tenanciers de bars se sentent abandonnés par les autorités légales et dénoncent des abus de pouvoir, souligne El Watan. Leurs établissements sont fermés pour des motifs fallacieux alors que «ce n’est jamais le cas pour les restaurants (…) ne servant pas de produits alcoolisés», déplore un représentant sollicité par le journal. Il regrette d’ailleurs l’énergie dépensée pour arrêter ce commerce légal alors que le trafic de drogue fleurit en toute impunité, note l’article.

Puisque les professionnels ne peuvent plus exercer dans la légalité, le secteur verse dans l’informel et la clandestinité, explique le journal. D’après Ali Hamani, président de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), «chaque fermeture de bar favorise la création de trois débits clandestins». Avec, à la clé, tous les problèmes créés par le trafic clandestin, ajoute El Watan: intoxication, produits frelatés…

Lu sur El Watan

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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