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Obama progresse vers la guerre en Syrie

L’armée syrienne n’a jamais recouru à l’arme chimique, a déclaré samedi 24 août le ministre syrien de l’Information Omran la-Zoubi, annonce la chaîne télévisée Arab téleéision.

« Nous n’avons jamais fait recours à l’arme chimique en Syrie, sous quelque forme que ce soit, qu’il s’agisse de gaz ou de liquide », a indiqué le ministre, cité par la chaîne.

La Syrie coopère avec l’ONU

Le gouvernement syrien a approuvé le calendrier de visites par les experts onusiens d’endroits d’utilisation présumée d’armes chimiques, dont notamment celui de près de Damas, a annoncé dimanche un porte-parole des autorités dans un communiqué.

« Lors des négociations entre le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem et l’émissaire de l’Onu Angela Kane, la Syrie a confirmé qu’elle était disposée à coopérer avec l’équipe des inspecteurs pour prouver que les allégations des groupes terroristes sur l’utilisation par les troupes syriennes d’armes dans la région de la Ghouta orientale étaient mensongères. A l’issue des négociations, un mémorandum a été signé autorisant les experts à visiter les endroits  des attaques présumées à l’arme chimique », indique le communiqué.

F. Hollande condamne

Le président français François Hollande a indiqué dimanche qu’il y avait « un faisceau d’évidences » indiquant que l’attaque du 21 août en Syrie était « de nature chimique » et que « tout conduisait à considérer » que le régime syrien en était « responsable », a annoncé l’Elysée.

Le chef de l’Etat français a appelé le gouvernement syrien à « une coopération immédiate et totale avec la mission des Nations Unies, pour que les inspecteurs aient un accès sans réserve aux sites touchés par les attaques chimiques ».

La présidence française a indiqué, dans deux communiqués distincts, que M. Hollande s’était entretenu de la question syrienne avec le Premier ministre australien Kevin Rudd, et le Premier ministre britannique, David Cameron.

François Hollande et David Cameron ont condamné sans réserve l’usage d’armes chimiques en Syrie et sont tombés d’accord pour se consulter dans les plus brefs délais sur les réponses à apporter à cet acte « intolérable ».

Obama progresse vers la guerre

Le président américain Barack Obama a convoqué samedi une réunion de son équipe de sécurité nationale pour discuter des possibles réponses à l’utilisation présumée d’armes chimiques en Syrie.

M. Obama et les responsables militaires et de la sécurité se sont rencontrés à la Maison Blanche pour examiner les derniers renseignements concernant l’allégation d’attaque à l’arme chimique par le gouvernement syrien, et discuter de possibles réponses américaines, a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

« Les services du renseignement américains continuent de recueillir les faits pour déterminer ce qui s’est passé », a précisé le communiqué, avant d’ajouter que « le président a également assisté à l’exposé détaillé sur la palette d’options potentielles ».

Le communiqué, sans donner plus de détails sur la réunion, a indiqué qu’aucune décision n’a été prise sur une éventuelle intervention militaire des Etats-Unis en Syrie.

Les responsables de la Maison Blanche ont déclaré que les Etats-Unis disposent d’un éventail d’options éventuelles, et vont agir « de façon très délibérée » afin de prendre des décisions cohérentes avec les intérêts nationaux américains et d’évaluer quelle est la meilleure façon de faire progresser leurs objectifs en Syrie.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision CNN vendredi, M. Obama a déclaré que les officiels américains « étaient en train de recueillir des informations », et que « ce que nous avons vu montre qu’il s’agit d’un grand événement très préoccupant ».

Il a affirmé que les Etats-Unis exhortaient à une « action rapide et de meilleure qualité » de la partie des Nations Unies, et appelaient le gouvernement syrien à permettre une enquête sur le site de l’attaque présumée, dans la banlieue de Damas.

Cependant, il s’est montré très réticent face à une éventuelle intervention militaire en Syrie en soulignant que « si les Etats-Unis décident d’attaquer un autre pays sans mandat de l’ONU, ni preuves claires qui pourraient être présentées, on peut se demander si de telles démarches peuvent être approuvées par la loi internationale ».

Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, qui est en visite en Asie du Sud-Est, a déclaré vendredi à la presse que M. Obama a demandé au département de la Défense de fournir des options pour répondre à l’utilisation syrienne d’armes chimiques. Il a cependant refusé de révéler des détails sur la préparation du déploiement de moyens militaires au Moyen-Orient, si l’ordre d’intervention en Syrie est donné.

Le Pentagone, le département d’Etat et les service du renseignement se sont rencontrés vendredi durant trois heures et demi à la Maison Blanche pour discuter d’éventuelles options, qui, selon les officiels, vont de l’attaque de missiles de croisière à la campagne aérienne plus soutenue contre la Syrie.

Dans le cadre de la préparation militaire américaine, la marine américaine a déployé un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière dans l’est de la mer Méditerranée, ont révélé des responsables de la Défense sous couvert d’anonymat, cités samedi par des médias.

Obama un clone de son prédécesseur

Le président américain Barack Obama aspirant à la guerre en Syrie répète les démarches de son prédécesseur George W.Bush qui préparait la guerre en Irak, devenant ainsi un clone de ce dernier, a déclaré dimanche le président de la commission des affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe), Alexeï Pouchkov.

« M.Obama progresse sans retenue vers la guerre en Syrie, de la même manière que M.Bush qui préparait la guerre en Irak. Tout comme en Irak, cette guerre ne sera pas légitime, faisant d’Obama un clone de Bush », a écrit dimanche le parlementaire russe sur son compte Tweetter.

Vendredi, le chef de l’Etat américain Barack Obama s’est prononcé, dans une interview accordée à la chaîne télévisée CNN, contre une intervention militaire en Syrie sans l’aval de l’Onu. Toutefois, il a déclaré que les Etats-Unis ne s’attendant pas à ce que le régime de Bashar el-Assad coopére avec la communauté internationale, Washington ferait tout pour le départ du président syrien.

 

Tunisie Focus

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