mis à jour le

Syrie : Barack Obama consulte après le recours présumé aux gaz

Barack Obama et ses conseillers à la sécurité ont passé au crible samedi les différentes options à leur disposition pour réagir à l’usage présumé d’armes chimiques de la part des forces syriennes, dont les signes se multiplient.

Le président des Etats-Unis a évoqué le sujet avec le Premier ministre britannique David Cameron et les deux hommes sont convenus qu’un recours à de telles armes de la part des forces syriennes mériterait « une réponse ferme », dit un porte-parole du 10 Downing Street dans un communiqué.

Selon l’opposition syrienne, 500 à 1.300 civils ont succombé à un gaz neurotoxique employé mercredi par les forces gouvernementales contre des positions rebelles de la banlieue est de Damas. Les images diffusées à l’appui de ces allégations ont soulevé une nouvelle vague d’indignation et les appels en faveur d’une intervention occidentale sous l’impulsion des Etats-Unis se multiplient.

Damas s’efforce de faire porter la responsabilité de cet acte aux insurgés, en assurant que ses soldats ont découvert des agents chimiques dans des tunnels pris aux rebelles.

Barack Obama reste réticent à toute intervention directe en Syrie, bien qu’il ait fait il y a un an du recours aux armes chimiques la « ligne rouge » à ne pas franchir.

L’US Navy a toutefois repositionné ses forces en Méditerranée pour lui permettre le cas échéant de recourir à la force.

« Le président Obama a demandé au département de la Défense de préparer des options pour toutes les circonstances. Nous l’avons fait et nous sommes prêts à mettre en oeuvre toutes ces options – s’il décide de recourir à l’une de ces options », a déclaré le secrétaire à la Défense Chuck Hagel, au cours d’une visite en Malaisie.

« L’Amérique connaît la ligne rouge sur le front syrien et tout franchissement de cette ligne rouge syrienne aurait de graves conséquences pour la Maison blanche », a rétorqué dimanche le général Massoud Jazayeri, chef d’état-major adjoint de l’armée iranienne.

La Maison blanche s’est refusée à détailler les pistes que le président a évoquées samedi avec ses conseillers, se contentant d’indiquer que les services de renseignement poursuivaient leurs recherches au sujet des bombardements de mercredi.

« En coordination avec leurs partenaires internationaux et conscients des dizaines de témoignages concordants et des rapports concernant les symptômes des tués, les services de renseignement américains continuent à recueillir des faits pour évaluer ce qui s’est passé », dit-elle.

La liste des personnalités présentes lors de cette réunion en dit long sur son importance. Etaient présents le vice-président Joe Biden, la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice, le directeur de la CIA John Brennan, le chef d’état-major interarmes Martin Dempsey et l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, Samantha Power.

De sources proches des services de sécurité américains et européens, on indique que les Etats-Unis et de leurs alliés sont parvenus à la conclusion que les forces syriennes ont bien eu recours à des armes chimiques avec l’aval du gouvernement.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a fait état samedi de la mort de 355 patients présentant des symptômes dus à l’inhalation d’agents neurotoxiques sur les 3.600 transportés dans trois hôpitaux de la région de Damas.

Barack Obama a évoqué le sujet avec David Cameron après avoir consulté ses conseillers. Ils ont exprimé leur préoccupation face aux « signes de plus en plus importants » d’un recours aux armes chimiques de la part de l’armée syrienne, a indiqué un porte-parole du Premier ministre britannique.

« Ils ont redit que l’utilisation conséquente d’armes chimiques mériterait une réponse ferme de la communauté internationale et ils ont tous les deux demandé aux responsables concernés d’examiner toutes les options », a-t-il ajouté

David Cameron s’est en outre entretenu avec son homologue canadien Stephen Harper, qui a lui-même parlé avec le président français François Hollande.

John Kerry, chef de la diplomatie américaine, a par ailleurs téléphoné à son homologue syrien, Walid al Moualem, pour regretter que Damas n’ait pas permis aux enquêteurs de l’Onu d’accéder au site bombardé mercredi.

« Si, comme il le prétend, le régime syrien n’a rien à cacher, il aurait dû permettre un accès immédiat et sans restriction au site, au lieu de continuer à attaquer la zone concernée, à bloquer l’accès et à détruire les preuves », a déclaré un responsable du département d’Etat américain.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a quant à lui assuré que Damas autoriserait les inspecteurs de l’Onu à se rendre sur les lieux.

« Nous sommes en contact étroit avec le gouvernement syrien et ils nous ont assurés qu’ils n’avaient jamais eu recours à des armes aussi inhumaines et qu’ils coopéreraient pleinement avec les experts de l’Onu qui doivent se rendre dans les zones touchées », a déclaré Mohammad Javad Zarif lors d’un entretien téléphonique avec son homologue italienne Emma Bonino, selon la chaîne de télévision Press TV.

Des experts de l’Onu sont arrivés dimanche dernier en Syrie pour enquêter sur d’autres recours présumés aux armes chimiques et cherchent désormais à se rendre sur les lieux du bombardement de mercredi. Angela Kane, haute-représentante de l’Onu pour le désarmement, s’est par ailleurs rendue samedi à Damas pour obtenir le feu vert des autorités.

AFP

L'essor

Ses derniers articles: Mopti : Transport de viande, un casse-tête sanitaire  Promotion de la femme : RACHELLE DJANGONE MIAN S’EN VA  Sécurité alimentaire : DES CEREALES A 

Syrie

AFP

Jihadistes: leur nombre a doublé en Libye, mais décline en Syrie et en Irak

Jihadistes: leur nombre a doublé en Libye, mais décline en Syrie et en Irak

AFP

Plus de combattants de l'EI en Libye, moins en Irak et Syrie

Plus de combattants de l'EI en Libye, moins en Irak et Syrie

AFP

Tunisie: 700 femmes ont rejoint des groupes jihadistes en Syrie

Tunisie: 700 femmes ont rejoint des groupes jihadistes en Syrie

Barack

AFP

Barack Obama promulgue une loi d'aide

Barack Obama promulgue une loi d'aide

AFP

Barack Obama cet été au Kenya, terre natale de son père

Barack Obama cet été au Kenya, terre natale de son père

Ahmed Bellasri - Lemag

Barack Obama pourrait bien se retrouver sans salaire !

Barack Obama pourrait bien se retrouver sans salaire !

Obama

AFP

Obama inaugure un musée pour mieux comprendre l'histoire afro-américaine

Obama inaugure un musée pour mieux comprendre l'histoire afro-américaine

AFP

Au Liberia, Michelle Obama invite les jeunes filles

Au Liberia, Michelle Obama invite les jeunes filles

AFP

Crash dans le Sinaï: Obama et Cameron évoquent une possible bombe

Crash dans le Sinaï: Obama et Cameron évoquent une possible bombe