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RDC: Londres retire son personnel de Goma à cause des violences

Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé dimanche avoir retiré son personnel basé à Goma, ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) à proximité de laquelle des affrontements opposent des rebelles à l'armée gouvernementale depuis le milieu de la semaine.

"Notre personnel a reçu instruction de quitter la zone dans la nuit" de samedi à dimanche "par mesure de précaution", a déclaré à l'AFP un porte-parole du Foreign Office à Londres.

Le ministère n'a pas précisé le nombre de personnes concernées, mais "il s'agit d'un très, très petit nombre", selon le porte-parole, ajoutant que Londres disposait d'"un bureau de représentation" à Goma.

"La situation doit être revue ce matin (dimanche)", a-t-il ajouté.

Samedi, le secrétaire d'Etat britannique chargé de l'Afrique, Mark Simmonds, s'était déclaré "très inquiet par les informations sur des bombardements à Goma". "Il est vital de réduire rapidement les tensions", avait-il ajouté dans un tweet.

De nouveaux bombardements ont frappé samedi les alentours de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, faisant deux morts et provoquant une vive tension dans la ville, selon des témoins. 

Trois Casques bleus ont aussi été blessés par des tirs d'obus à proximité de leurs positions visées par la rébellion du M23, selon la Mission des Nations unies pour le Congo (Monusco).

La Monusco a par ailleurs demandé une enquête sur la mort de deux manifestants à Goma où des habitants ont accusé dimanche les Casques bleus uruguayens d'avoir tué ces civils en tirant sur la foule.

Selon l'un des témoins, les manifestants tentaient de pénétrer dans un camp situé en bordure de l'aéroport où sont installées les soldats uruguayens de la Monusco.

Une source militaire occidentale jointe par l'AFP a expliqué sous le couvert de l'anonymat que "le détachement uruguayen a été débordé par la foule qui tentait d'entrer dans son campement et a tiré pour la disperser".

Les affrontements au nord de Goma ont repris depuis mercredi dans cette région en proie à une instabilité chronique depuis deux décennies.

Le Mouvement du 23 est un groupe créé en 2012 par des Tutsis, l'ethnie au pouvoir au Rwanda, pays frontalier du Nord-Kivu. Kinshasa et l'ONU ont accusé le Rwanda de soutenir la rébellion, ce que Kigali a toujours démenti.

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