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La corruption a fait fuir près de 7000 enseignants

Durant l'année scolaire 2012-2013, il a été enregistré au moins 4000 départs volontaires d'enseignants du secondaire et près de 3000 du primaire et du moyen», révèle une étude faite par le Conseil des lycées d'Algérie, consacrée à la corruption en milieu scolaire. L'enseignement secondaire et celui du supérieur sont si atteints par ce qu'on nomme couramment la «crise de l'école» qui entraîne des troubles récurrents générés par une corruption rampante, mais également les départs massifs des enseignants vers d'autres professions ou à la retraite. «L'avenir de l'école algérienne ne présage rien de bon. Dans les écoles, c'est la vente des places lors des inscriptions, l'achat des diplômes, la ''modification'' des bulletins de notes, la sollicitation des faveurs des enseignants», s'alarment les auteurs de cette étude. Le départ de ces enseignants doit être perçu comme une alerte sur les mauvaises conditions de travail dans le milieu scolaire. Des conditions de plus en plus altérées par le phénomène de la corruption qui ne cesse de dégrader cette institution. Le CLA a rapporté des faits vécus et dénoncés dans certains établissements. Ils renseignent sur l'ampleur des actes de corruption qui entachent l'administration des écoles mais aussi des enseignants. «Au mois de janvier dernier, nous avons reçu un parent d'élève venu se plaindre. Il voulait inscrire sa fille dans un lycée ; l'intendant a exigé de lui 100 000 DA. Il a fallu que nous nous mobilisions pour dénoncer cette pratique qui coûte cher aux parents», précise-t-on au niveau du CLA à titre illustratif. Du côté des enseignants, certaines pratiques menacent l'institution : absentéisme, frais illicites pour l'accès à l'école ou aux examens, manipulation des évaluations, rémunération des cours particuliers, etc. Des enseignants sont coupables aussi de «favoritisme, de clientélisme, acceptation de cadeaux, discrimination (politique, sociale, ethnique), cours de soutien privés (y compris l'utilisation de l'école à des fins privées) ; harcèlement ou exploitation sexuels, pots-de-vin ou faveurs pendant les visites des inspecteurs», précise le CLA. Comme solution, les pouvoirs publics doivent créer «des commissions d'inscription des élèves, et des cellules d'étude des dossiers d'admission dans différentes classes des établissements», pour mettre fin «au marché qui s'est créé autour des places pédagogiques». Ainsi ce ne sera plus le proviseur ou un quelconque autre responsable qui inscrit les nouveaux élèves comme par le passé, explique-t-on au CLA qui préconise aussi la création de commissions d'attribution des marchés auprès de ces établissements. «Elles seront présidées par des personnes ne faisant pas partie de l'administration de l'Education nationale et des personnalités indépendantes issues d'horizons divers, parfois de la société civile.»  

El Watan

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