mis à jour le

Tunisie : les concessions du pouvoir

Le syndicat UGTT, médiateur de la crise politique en cours depuis un mois en Tunisie, présentait vendredi à l’opposition les concessions du parti islamiste au pouvoir qui a admis la veille pour la première fois la possibilité d’une démission du gouvernement.

Le Front de salut national (FSN), coalition hétéroclite d’opposants, était reçu dans la matinée par le syndicat, en présence également de représentants du milieu associatif et du patronat, Utica, selon un journaliste de l’AFP.

L’UGTT doit y présenter des « propositions » du parti islamiste Ennahda pour négocier une sortie de crise. Si le contenu exact de ces concessions n’est pas connu, les islamistes ont néanmoins admis jeudi, pour la première fois depuis l’assassinat le 25 juillet du député Mohamed Brahmi, la possibilité d’une démission du gouvernement d’Ali Larayedh.

Les islamistes ont cependant souligné qu’un « dialogue national » dégageant une solution consensuelle à la crise devait avoir lieu au préalable. Plusieurs figures de l’opposition ont accueilli avec scepticisme cette proposition, estimant qu’il s’agissait d’une « man?uvre » pour « gagner du temps ».

Jusqu’à présent, le FSN exige la démission du gouvernement et la formation d’un cabinet apolitique avant de négocier avec les islamistes sur leurs autres désaccords, en particulier la rédaction de la Constitution, en cours depuis octobre 2011 et en panne depuis des mois, et la future loi électorale.

Les opposants prévoient toujours une « semaine du départ » à compter de samedi pour tenter d’arracher, via des manifestations pacifiques, le départ du gouvernement. Le premier grand rassemblement est prévu samedi à partir de 17H00 GMT (18H00 locale) face à l’Assemblée nationale constituante, où depuis près d’un mois manifestants et députés d’opposition observent un sit-in. Les 6 et 13 août, des dizaines de milliers de personnes avaient déjà manifesté à cet endroit.

L’UGTT, forte de ses 500. 000 membres et capable de paralyser le pays par des grèves, conduit à contrec?ur cette médiation entre opposants et islamistes à la demande du président de la Constituante qui a gelé les travaux de l’assemblée.

Le gouvernement est accusé d’avoir failli sur le plan sécuritaire face à l’essor de la mouvance jihadiste, mais aussi dans le domaine économique, alors que les revendications sociales étaient au coeur de la révolution de janvier 2011.

AFP

L'essor

Ses derniers articles: Mopti : Transport de viande, un casse-tête sanitaire  Promotion de la femme : RACHELLE DJANGONE MIAN S’EN VA  Sécurité alimentaire : DES CEREALES A 

Tunisie

AFP

Soutien affiché des Premiers ministres du Benelux

Soutien affiché des Premiers ministres du Benelux

AFP

Panser les plaies de la dictature, le défi de la Tunisie

Panser les plaies de la dictature, le défi de la Tunisie

AFP

La Tunisie

La Tunisie

pouvoir

AFP

Présidentielle en Gambie: le pouvoir de Yahya Jammeh face aux urnes

Présidentielle en Gambie: le pouvoir de Yahya Jammeh face aux urnes

AFP

Les Nyamitwe, deux frères devenus les porte-voix du pouvoir burundais

Les Nyamitwe, deux frères devenus les porte-voix du pouvoir burundais

AFP

Guinée-Bissau: le parti au pouvoir rejette le nouveau Premier ministre

Guinée-Bissau: le parti au pouvoir rejette le nouveau Premier ministre