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Formation du gouvernement d’IBK : Malick Coulibaly là- dedans, Moussa Mara aux portillons

Malick Coulibaly, le ministère de la Justice travaille à l'adoption d'une loi pour lutter contre la corruption

Si le choix du nouveau Premier ministre suscite des spéculations, celui du nouveau ministre de la Justice, qui anime également des débats, ne fait pas autant. Contrairement au poste du chef du gouvernement beaucoup espèrent déjà que l'actuel ministre de la Justice du gouvernement de la Transition, Malick Coulibaly, ne devra pas avoir de concurrent à son poste. Et pour cause.

 

 

Les attentes des Maliens espérant voir  IBK président, Moussa Mara ministre de l'Economie et des Finances et Malick Coulibaly  garder le portefeuille de Garde des sceaux, ministère de la Justice, sont proches de la réalité aujourd'hui. En tout cas IBK, le président élu donne l'assurance, lors de sa toute première déclaration à la presse du mercredi 21 août, que les portefeuilles s'attribueront par mérite et non par clientélisme ou par clanisme. Un discours qui rassure les Maliens qui espèrent voir des jeunes compétents dans le futur gouvernement.

 

 

Pour avoir respectivement démontré de quoi ils sont capables dans leurs domaines respectifs, les deux jeunes personnalités de la République ont une forte chance de se voir confier une responsabilité gouvernementale sous IBK.

 

 

Jeune magistrat de son état, membre de la société civile et apolitique, Malick Coulibaly est bien parti pour conserver son fauteuil de ministre de la Justice, garde des sceaux. Depuis sa nomination par l'ex-Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, en avril  2012, cet efficace homme de droit n'a cessé de surprendre les gens en assainissant le milieu judiciaire. Dès son arrivée, Malick Coulibaly  a proposé beaucoup de projets novateurs dans le monde de la justice dont l'humanisation de nos prisons. Il a aussi fait adopter une loi contre l'enrichissement illicite. Lui dont la nomination a fait presque l'unanimité dans les milieux judiciaires, politiques, économiques et social a montré toute son ambition à  faire de notre appareil judiciaire  une justice assainie et égale pour tous les maliens. Pour relever ces défis, le numéro un de la famille judiciaire a procédé à plusieurs changements et des nominations. Magistrat réputé pour sa courageuse et éclatante démission alors qu'il était substitut du procureur à Kati, ce fin connaisseur de la famille judiciaire et de ses problèmes a mené toute sa mission avec professionnalisme qui  manquait  très souvent à notre justice. Bardé de diplômes et du haut de ses 41 ans, Malick Coulibaly a su redorer l'image de la justice malienne par son savoir faire.

 

 

 

Les acquis en peu de temps

 

 

Soucieux d'apporter de nouveaux changements dans la famille judiciaire, Malick Coulibaly a procédé à son renouveau par la mise en place d'une ressource humaine compétente. Une vague de nominations dans les tribunaux de Kayes,  de Mopti et ceux des six communes du district de  Bamako a été entreprise.  Des nominations qui auront profité à beaucoup de jeunes magistrats triés sur le volet en fonction de leur compétence, leur technicité et surtout leur intégrité. Des critères qui auront également profité à des vieux magistrats qui maitrisent parfaitement le rouage de la justice. Parmi ces vieux briscards, figurent l'incorrigible magistrat, Daniel A. Tessougué dont le passage au Bureau du Vérificateur Général ne s'est aucunement fait sous silence. Nommé comme procureur général de la Cour d'Appel  de Bamako, ce magistrat chevronné qui ne mâche pas ses mots, aura été choisi par Malick Coulibaly pour  mettre sur les rails le train judiciaire de plus en plus décrié.

 

 

Dans son entourage, cette vague de mouvements a été perçu comme une émanation de la volonté du chef de trouver les hommes et des femmes capables de conduire le projet de renaissance de la justice malienne au service du peuple.

 

 

Après avoir fait valider ces changements dans la famille judiciaire par le conseil supérieur de la magistrature, le ministre Coulibaly pour atteindre cet objectif,  s'était  fixé cinq axes majeurs  appelés « feuille de route ». Perçu comme un code de conduite pour justiciers et justiciables, le garde des sceaux, à travers cette feuille de route a engagé les magistrats à garantir effectivement des droits et libertés ; à lutter de façon acharnée contre l'insécurité foncière ; à mener une lutte implacable contre l'insécurité routière ; à faire une lutte incisive contre la corruption et la délinquance financière avec l'adoption d'une loi en conseil des ministres appelée « loi Malick Coulibaly » ; à mener une lutte contre l'impunité.

 

 

Pour finaliser ce renouveau de la justice, le Garde des Sceaux, Malick Coulibaly a décidé de revoir une loi de mars 1982. Cette loi qui a montré ses limites au regard de l'évolution des modes opératoires de plus en plus diversifiés et complexes et de l'ordonnancement juridique international, méritait d'être relue en vue d'apporter une réponse judiciaire adaptée et efficace au phénomène de l'enrichissement illicite. Ce projet de loi, articulé autour du binôme prévention-répression, apporte une plus grande efficacité dans la lutte contre l'enrichissement illicite. Toutes ces innovations apportées au niveau du ministère de la Justice, sont à mettre au compte de Malick Coulibaly qui mérite d'être reconduit pour achever sa mission d'assainir la justice malienne.

 

 

Quant à Moussa Mara, il a lui aussi, en si peu de temps, fait valoir ses compétences à partir de la mairie de Commune IV où il a déjà commencé à habituer les citadins aux paiements de leurs textes et impôts. L'expert-comptable qu'il est, le jeune économiste dispose de toutes les qualités et capacités requises pour bien conduire un département de l'Economie ou des Finances. En tout cas, si l'on devait s'en tenir aux propos tenus par IBK lors de sa toute première déclaration Malick Coulibaly et Moussa Mara seront bientôt des collègues dans le gouvernement. Comme  dirait l'autre, aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années.

 

 

Zakariyaou Fomba

 

 

 

 

Qui est Malick Coulibaly ?

 

 

Natif de Bamako et âgé de plus de 41 ans, l'actuel patron de la justice malienne est un ancien magistrat. Une responsabilité qu'il a occupée après avoir décroché des diplômes au Mali et dans des prestigieuses Universités françaises. Titulaire d'un doctorat en Droit privé et Sciences Criminelles de l'Université de Montpellier I, il est certifié de l'Institut International des Droits de l'Homme de Strasbourg. Aussi, certifié du Centre International pour l'Enseignement des Droits de l'Homme dans les Universités, il était chargé de cours à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques.

 

 

Après avoir décroché son baccalauréat en 1992 au Lycée Prosper Kamara en série langues et littérature, il a fréquenté l'Ecole Nationale d'Administration du Mali où il obtient sa maîtrise en Sciences Juridiques en 1998. Année où il s'inscrit à la Faculté de droit de Paris X Nanterre pour décrocher une maîtrise en droit privé général. De 1999 à 2000, il obtient son DEA en Droit privé fondamental à la Faculté de Droit de Montpellier. De 2000 à 2003, il décroche son Doctorat en Droit privé et Sciences criminelles. De 2005à 2007, il fréquente l'Institut national judiciaire où il suit une formation d'auditeur et passe une année de formation théorique et une année de stage pratique dans les juridictions de droit commun et d'exception, maison d'arrêt et de correction. Il a également participé à de nombreuses sessions.

 

 

Homme de droit mais aussi de lettres, Malick Coulibaly a fait des publications au nombre desquelles :  »La Procédure pénale au Mali », un manuel édité par les Editions Jamana ; Etude sur  »L'Etat d'harmonisation de la législation nationale avec les instruments juridiques régionaux et internationaux ratifiés par le Mali », validée le 25 septembre 2010 sous l'égide du ministère de la justice.

 

 

Qui est Moussa Mara ?

 

 

Détenteur de plusieurs diplômes, Moussa Mara est un féru des études.

 

 

Après le Bac, il fut inscrit en retard en BTS (Brevet de technicien supérieur) de comptabilité en attendant de trouver une place à l'université pour faire les sciences économiques (son choix initial). Ce qui devait être à l'origine une transition deviendra une vocation, un métier et une véritable passion. A la fin de la première année, après avoir envisagé un moment d'arrêter la comptabilité qui lui semblait compliquée, Mara décida de passer le BTS l'année suivante car finalement il était arrivé à trouver en lui-même les ressources nécessaires pour passer le CAP de la première année. C'est ainsi qu'il réussissait au BTS en 1994 et, convaincu de faire de cette science un métier, il dévala les examens intermédiaires de l'expertise comptable, au rythme de deux examens par an pour arriver au DESCF en fin 1996 (diplôme d'études supérieures comptables et financières). Expert-comptable stagiaire en 1997 (à 22 ans) et expert-comptable diplômé en 2000 (à 25 ans), Mara parvenait ainsi à boucler un cycle aux obstacles innombrables et à un âge ou peu de français obtenait ce diplôme. Encore aujourd'hui, dix ans après son diplôme et plus de quinze ans après son entrée dans la vie active, Moussa Mara reste l'un des plus jeunes des membres de l'ordre des experts comptables!

 

 

Zakariyaou Fomba

 

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