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Vie de couple

Il balise le chemin du bonheur pour les conjoints

Dans notre pays dans toutes les ethnies, la tradition rend le mariage obligatoire pour tous les jeunes hommes et toutes les filles ayant l'âge requis à cet effet. Le mariage est prôné au nom des valeurs sociétales et surtout pour l'équilibre et la stabilité des deux conjoints. En milieu bambara par exemple il est conseillé à ceux ou celles qui rencontrent pas mal de difficultés de convoler en noces. Le mariage vu sous cet angle balise le chemin du bonheur pour les conjoints. Autrement dit, certaines personnes ne trouvent le salut qu'après s'être mariées devant Dieu et les hommes . Le mariage, aujourd’hui, est en passe d'être volontaire. Il est moins lié à la pression sociale. Malgré toutes les raisons qui imposent le mariage, dès que les jeunes atteignent l'âge de raison, restent valables et d'actualité. Le consensuel social est patent : le mariage offre l'occasion à bon nombre de jeunes couples de voir clair dans leur vie et d'aller de l'avant. Le vieux Mamoutou Traoré est convaincu que le mariage est bon pour les jeunes sur tous les plans. C'est une expérience inédite à découvrir et à conserver. Il rappelle que le jour où son père lui a donné sa femme, il s'est demandé comment il allait subvenir aux besoins de cette dernière. Le vieillard continue sa confession : «  je venais à peine de terminer mes études. Je me battais pour avoir un emploi. A l'époque le jeune diplômé ne passait pas le concours d'entrée à la fonction publique. L'attente pour pouvoir travailler dans un service était longue, surtout pour le fils de paysan que j'étais ». Le père de Mamoutou, pour dissiper toute confusion dans la tête de son fils, lui a tenu ces propos : « crois moi mon fils ce mariage est la clé de tous tes problèmes. Ta femme sera ton porte-bonheur tu verras.» Quelques mois plus tard, les tentatives de Mamoutou pour avoir un emploi portèrent fruit. Il a été affecté au Trésor public comme agent comptable. Le jeune cadre ne cessera de prospérer. Il a terminé sa carrière comme inspecteur du trésor. Il avait occupé plusieurs postes de responsabilité tout au long de sa carrière. Ce retraité de l'Administration affirme que lorsqu'il lui arrivait de contrarier son épouse, il enregistrait une contre performance sur tous les plans. L'épouse docile au foyer, la moitié de Mamoutou, Mme Traoré, portait vraiment bonheur à son mari. après la naissance de leur premier enfant. Ce cas n'est pas unique. Mme Diarra Mariétou Diarra relate son expérience conjugale. Elle s'est mariée avec un jeune sans emploi il y a cinq ans. Elle se dit fière d'avoir choisi le mariage à cette époque. Mais sa famille était contre son union parce que son fiancé ne travaillait pas. Elle a mis ses parents à l'aise : «  je prends la responsabilité de m'engager avec celui que j'ai choisi, car le petit homme  d'aujourd'hui peut être  un grand homme  demain » dit-elle. La volonté de Mariétou fut faite. Le couple passa deux années à broyer le noir. La nouvelle mariée Mariétou ne désespéra pas pourtant . Le salut du couple viendra après la naissance de leur premier enfant. La nouvelle maman fut la première à avoir du travail. Détentrice d'un brevet de technicien en comptabilité Mme Diarra est aujourd'hui comptable d'un projet de la place. Le mari avait choisi le petit commerce, convaincu qu'il n'y a pas de sot métier. Le jeune commença à vendre des bonbons, de la cigarette, des allumettes etc. Petit à petit ses affaires prospéraient. L'étal du commerçant détaillant débutant s'est mué au fil des mois en une grande aire de vente. M. Diarra gère actuellement une grande « Alimentation » attirant une forte clientèle. La femme du commerçant raconte que leur salut est venu du mariage. Elle rappelle le dicton bambara suivant : « moko te ban y niè koly ma ka tchilé n'don » (l'aveugle ne doit pas refuser de se laver les yeux chaque matin au réveil). Elle reste convaincue que si le couple avait suivi les suggestions de ne pas se marier avant que la situation financière s'améliore leur famille n'allait jamais voir le bout du tunnel. Le jeune diplômé Moussa avait refusé de se marier avant d'avoir un emploi. Il est le fils unique de sa mère. Pendant des mois notre interlocuteur restera chômeur. Il se présentera plusieurs fois au concours de la magistrature. Ses s½urs décident un beau jour de lui donner une femme contre son gré. Après son mariage le juriste tente sa chance au concours de la magistrature. Cette fois sera la bonne pour Moussa. Le jeune magistrat est désormais convaincu que le mariage ouvre les portes du bonheur à certaines personnes » commente-t-il dans un éclat de rire. Le témoignage suivant est aussi démonstratif. Le couple Kamissoko nage dans le bonheur actuellement. Pourtant tout n'était pas rose pour les conjoints avant le mariage. Le jeune diplômé sans emploi, Kamissoko se faufilait de service en service en quête d'emploi. Son père résidant au village était bien au courant de sa situation peu enviable. Il exige pourtant à son fils de prendre femme. Pour gagner du temps le fils demandera à son père de lui choisir une épouse parmi les filles du village. Les émissaires de son géniteur accompagnés de l'épouse débarqueront quelques mois après dans la maison d'accueil du jeune Kamissoko. Le père offrira au nouveau couple un sac de riz, un sac de mil et une somme d'argent pour entamer leur nouvelle vie. Un mois après l'union sacrée avec son épouse le chômeur Kamissoko recevra des offres de la part de trois structures. L'heureux chef de famille met en garde la jeune génération qui a tendance à rejeter les valeurs culturelles et sociétales maliennes.

M. A. Traoré

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Couple : pourquoi c'est si difficile d'aimer

En jouant avec nos désirs, notre inconscient brouille les cartes et empêche souvent la réussite de la relation. Un jeu truqué dès l'enfance

Pas d'amour sans histoire : on parle d'ailleurs d'histoires d'amour. Mais il occasionne tant d'histoires parfois que, à chaque tentative de nouer un lien, c'est la souffrance ou la rupture. Inutile d'accuser le mauvais sort : l'impossibilité d'aimer ou de se rendre aimable est toujours le résultat d'impasses ayant marqué le cheminement psycho-affectif d'un individu depuis son enfance. Notre façon d'aimer est le reflet de nos relations avec notre intériorité. C'est pourquoi il est toujours possible de rompre la chaîne du malheur. En prenant conscience des dix obstacles qui sous-tendent notre incapacité à vivre l'amour pleinement. La nostalgie de l'amour maternel « . Je veux qu'on m'accepte tel que je suis. Une femme qui critique mon mode de vie ne m'aime pas « , déclare Cédric qui, à 35 ans, n'a jamais connu de relation amoureuse durable. L'accepter tel qu'il est signifie tolérer sans broncher ses chères habitudes. En particulier, ses fins de semaine en célibataire, avec ses copains. Des comportements qui lui valent des reproches et finissent par provoquer la rupture.  » Il est légitime d'espérer être aimé tel qu'on est, à ceci près que certaines attitudes sont insupportables pour l'autre, explique Gérard Louvain, psychothérapeute. La seule personne qui puisse nous accepter sans condition, c'est notre mère. Continuer à penser, à l'âge adulte, qu'il existe sur terre un autre être capable d'offrir un amour aussi inconditionnel nous expose à nous sentir perpétuellement mal aimés. Et à estimer que personne n'est digne de notre amour.  » Les blessures du passé Catherine ne cesse de répéter le même scénario : séduire des hommes qui ne s'intéressent pas à elle et fuir dès qu'on lui témoigne sa flamme.  » Nous sommes conditionnés par nos premières amours, affirme Gérard Louvain. La façon dont nos parents nous ont aimés détermine en grande partie nos comportements amoureux. La fille d'une mère mal aimante recherchera souvent des partenaires qui donnent peu : pour elle, c'est une manière de revivre la première expérience amoureuse qu'elle ait connue.  » De même, l'homme trop aimé par sa mère aura peur des autres femmes. La répétition de la souffrance est un mécanisme psychique très fréquent : dans l'inconscient, ils inscrivent une forme de jouissance masochiste dont il est très difficile de se libérer.Autre cas de figure, cité par Erich Fromm dans L'Art d'aimer (Desclée de Brouwer, 1983) , un classique de la littérature psychanalytique sur l'amour : la fixation à des parents qui ne s'aimaient pas, mais trop coincés pour extérioriser leurs sentiments hostiles. Une situation qui fait rimer émotion et danger.  » Leur position défensive bloque toute relation spontanée avec l'enfant qui, en retour, se réfugie dans un monde à lui, attitude qu'il continue d'entretenir plus tard dans ses relations amoureuses.  » Le besoin infantile de prise en charge. Tous les partenaires d'Emilie l'abandonnent. La moindre contrariété l'incite à appeler au secours, mais elle n'est jamais là quand l'autre quémande à son tour une once de soutien.  » Aimer, c'est être là quand l'autre est en détresse, rappelle Martine Ravel, psychothérapeute. Une tâche impossible lorsque, dans son inconscient, on se voit dans la peau d'un enfant à qui tout est dû. On ne peut alors qu'exiger d'être pris en charge en permanence, sans être en mesure de quitter cette place pour jouer le rôle de celui qui protège.  » La peur de l'engagement. La peur de s'engager peut donner lieu à une authentique phobie, proche de la claustrophobie : être intime avec un autre est synonyme d'enfermement. Les phobiques de l'engagement ont la sensation que se décider pour un partenaire engage leur existence à tout jamais sans possibilité, ensuite, si cela tourne mal, de sortir du lien. Une perspective forcément très angoissante ! Erich Fromm repère trois autre types de peurs qui poussent à fuir l'amour : la  » peur de l'intimité « , qui conduit à la solitude à deux, la  » peur des conflits  » et la  » peur de la souffrance « , qui mènent fatalement à la solitude, puisque aimer ne va jamais sans douleur et sans heurts. D'ailleurs, affirme-t-il, les crises, loin d'être destructrices,  » produisent une catharsis - une libération - dont les deux personnes émergent avec plus de connaissance et de force « .

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L'essor

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