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Elections législatives : LES DEBATS SONT LANCES

Les opinions ont été divergentes sur le calendrier annoncé par le général Moussa Sinko Coulibaly  

C'est un échange très animé qui a eu lieu hier entre le ministre en charge de l'Administration territoriale et la classe politique sur la tenue des élections législatives. Le général Moussa Sinko Coulibaly a informé les représentants des partis que le premier tour est pour le moment prévu pour le 27 octobre prochain et le deuxième tour devrait intervenir trois semaines plus tard, à la mi-novembre. Il a invité ses interlocuteurs à accompagner son département pour une totale réussite de l'organisation de ces consultations. Comme on pouvait s'y attendre, l'exercice n'a pas été épargné par la polémique. Rien d'étonnant quand on sait que toutes les discussions relatives aux questions électorales suscitent inévitablement contradictions et passes d'arme.

Ainsi qu'il l'avait déjà fait pour l'élection présidentielle, le général Moussa Sinko Coulibaly a estimé qu'il est possible de tenir les législatives aux dates indiquées. «Nous sommes dans la continuité du processus électoral. L'élection présidentielle était un défi pour nous, aujourd'hui nous pouvons dire que nous l'avons relevé à la satisfaction générale. Les bons résultats que nous avons obtenus à l'issue de cette élection doivent nous encourager à relever le challenge des législatives dans un court délai », a-t-il indiqué. « Nous avons encore trois semaines pour continuer le travail. Je pense que cela doit être pour nous trois semaines gagnées, et non trois semaines perdues», a-t-il ajouté. L'Administration étant une continuité, le général Moussa Sinko Coulibaly a indiqué que la nouvelle équipe qui viendra aux affaires achèvera le processus électoral.

Le ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de l'Aménagement du territoire a aussi insisté sur l'accompagnement de la classe politique pour faire face aux difficultés qui vont se poser dans l'organisation des législatives, difficultés au nombre desquelles il a cité la distribution correcte des cartes NINA à leurs titulaires, la sensibilisation et l'information des électeurs sur leurs centres et bureaux de vote. «L'animation de la compétition vous revient à vous, partis politiques. Vous devez vous impliquer dans la formation, la sensibilisation et l'information de vos militants sur le processus électoral », a-t-il insisté.

Du côté de la classe politique, la plupart des intervenants ont estimé que s'attaquer aux élections législatives serait prématuré tant que l'évaluation de la présidentielle n'aura pas été faite. Pour eux, l'élection présidentielle a révélé plusieurs failles et anomalies qu'il est important de corriger avant les législatives. Parmi ces anomalies, les partis ont relevé les erreurs sur les cartes et les listes électorales, le problème des 300 000 jeunes majeurs qui n'ont pas pu voter lors de la présidentielle, l'absence de l'administration dans certaines communes dans le Nord, les difficultés pour les réfugiés de voter dans leurs centres. D'autres intervenants ont déclaré sans ambages que la mission de la transition est finie. Pour eux, l'organisation des législatives est désormais l'affaire de la nouvelle équipe gouvernementale qui sera en place dans quelques jours.

MAT-Parti1En réponse, le ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de l'Aménagement du territoire a réaffirmé la nécessité d'aller aux élections législatives afin de tourner définitivement la page de la crise institutionnelle dans notre pays. Insistant sur le fait que le nouveau président aura besoin de travailler avec une nouvelle Assemblée nationale, le général Moussa Sinko Coulibaly a estimé qu'il n'y a pas un jour à perdre dans l'organisation des législatives. Il a dit que son département reste attentif à toutes propositions visant à améliorer davantage le processus électoral. « Je suis convaincu qu'il n'y a pas d'élection parfaite. Je suis aussi d'accord qu'il y a beaucoup de défis à relever pour améliorer les prochaines élections », a-t-il indiqué. « Certains pensent que nous sommes entrain de nous précipiter pour tenir ces élections. Je dirai au contraire que nous sommes en retard, car toutes ces élections auraient dû avoir lieu avant 2013 », a rappelé le ministre. Il a annoncé que le dossier relatif à ces élections législatives sera remis aujourd'hui (vendredi) au Premier ministre avant son examen au Conseil des ministres.

M. KEITA

L'essor

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