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RDC: nouveaux combats au nord de Goma, au moins 3 blessés

Les affrontements jeudi entre le mouvement rebelle M23 et l'armée gouvernementale congolaise au nord de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont fait au moins trois blessés graves, a-t-on appris de sources militaire et administrative. 

"Trois personnes ont été gravement blessées par une bombe", a déclaré à l'AFP un responsable administratif du quartier Office, situé au nord-est de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu. Ce responsable qui a souhaité garder l'anonymat n'a pas pu préciser si les autres obus avaient également fait des victimes. Selon la police un autre projectile est tombé dans le quartier de Murara.

Ces tirs ont provoqué une réaction du responsable de la force des Nations Unies au Congo (Monusco) Martin Kobler, qui dans un communiqué transmis à l'AFP a mis en garde la rébellion du M23.

"Nous ne tolèrerons aucune attaque contre les civils", déclare-t-il, précisant que "les zones peuplées et les positions des troupes de l'ONU ont été directement visées et touchées par des tirs au mortier indiscriminés".

"J'ai donné l'ordre à la Force de la Monusco de réagir et de prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils et empêcher toute avancée du M23", a-til poursuivi.

Des combats, qui ont débuté mercredi soir et ont repris à l'aube, se sont déroulés à proximité des villages de Mutaho et Kibati, situés à une vingtaine de kilomètres de Goma, selon des sources militaires. Aucun bilan n'a pu être obtenu.

Le M23, dans un communiqué transmis à l'AFP, a accusé les forces gouvernementales de vouloir "généraliser" cette offensive. "La guerre absurde relancée par le gouvernement congolais aurait des allures d'un coup de colère suite à l'échec de sa diplomatie militariste ces dernières semaines", écrit le porte-parole de mouvement, M. Amani Kabasha.

Selon un officier des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les troupes régulières ont été attaquées sur les positions qu'elles occupent depuis mi-juillet à environ 20 kilomètres de Goma. L'officier, qui a préféré garder l'anonymat, n'a donné aucun bilan de ces tirs effectués selon lui "à l'arme lourde".

Mi-juillet, après environ deux mois de trêve, les combats avaient repris entre l'armée et le M23. Le gouvernement avait annoncé la mort de 120 rebelles et de 10 soldats. Depuis, les affrontements ont repris épisodiquement sans être suivis de mouvements importants autour de l'axe Kibati-Mutaho.

Le M23, actif depuis mai 2012 dans le Nord-Kivu, est essentiellement composé de Tutsi congolais intégrés dans les FARDC à la faveur d'un accord de paix signé en 2009 qui se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n'avait jamais été pleinement respecté. Leur nombre est estimé à environ un millier.

Kinshasa et l'ONU ont accusé le Rwanda et l'Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux pays voisins de la RDC ont toujours démenti.

AFP

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