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ETUDIER EN France Aux origines de l’échec des étudiants sénégalais

Le nombre d'étudiants sénégalais en France pour l'année académique 2011-2012 était de 9.555, dont 7756 inscrits dans les universités. Un chiffre qui aurait pu être largement dépassé, avec l'effectif sans cesse grandissant des bacheliers et autres diplômés supérieurs désireux de faire leurs humanités dans l'Hexagone. Toutefois, il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus à l'obtention du sésame ouvrant les portes de l'alma-mater française.

Au décompte des facteurs de l'échec des étudiants sénégalais en France, les procédures de l'agence Campus France créée en 2007 sur les cendres d'EduFrance, préposée à la promotion de l'enseignement supérieur. Seul interlocuteur des étudiants étrangers désireux de poursuivre leurs études en France, Campus France, rattachée à l'ambassade bleue, est taxée d'avoir mis en place des procédures assez complexes jugées éliminatoires par certains étudiants. Dans ce lot, G. T, une étudiante requérant l'anonymat informe que le formulaire, premier pas pour l'obtention d'une préinscription, n'est pas assez explicite. «Il faut d'abord s'inscrire sur le site en créant un espace personnel, dans lequel on entre toutes les données de notre cursus scolaire. Mais, le hic est qu'il faut créer certains liens soi-même pour ajouter ces données. En effet, on ne sait pas exactement où mettre certaines de ces données et quand créer un lien», confie-t-elle, narrant s'être heurtée, le jour du rendez-vous pour le dépôt de son dossier, à un refus catégorique des agents de Campus France, arguant que son formulaire était incomplet. Et telle n'est pas la seule mésaventure estudiantine avec cette agence. Pour M.C, grande a été sa déception, quand voulant déposer son dossier, un vigile lui a remis un feuillet listant les différents documents à fournir.

Refus d'adaptation

«La liste ne correspondait pas aux documents qu'on m'avait demandés sur mon espace personnel», sourit-il, aujourd'hui car, sur les deux documents de la liste, il y avait les attestations de stages qu'il avait faits et qu'il s'est empressé d'aller copier. «Malheureusement, je devais aussi fournir des attestations de réussite scolaire qui, nulle part, dans mon espace personnel, ne m'étaient demandées», déplore-t-il. «Pis, poursuit-il, mon dossier a été rejeté sur place, faute de ces deux documents, mais après, j'ai reçu un mail de Campus France me faisant savoir que le refus de mon dossier été dû à mes notes du Bac que j'avais mal mises». Pour François Miorcec, directeur de Campus France, son agence a fait énormément d'efforts dans l'accompagnement des étudiants, notamment, pour le remplissage du décrié formulaire. «Il existe un guide téléchargeable qui accompagne pas à pas l'étudiant pour remplir ce formulaire, en plus d'un diaporama animé», renseigne-t-il, précisant, toutefois, que Campus France a «un projet de refonte de l'application informatique qui vise à simplifier ce formulaire». Mais, fait-il savoir, cette procédure nécessite «l'implication de l'étudiant dans son projet d'étude». Et «quelqu'un qui abandonne très vite, se disant que c'est un peu compliqué et confie cela à un tiers, c'est déjà un début d'échec», décrie-t-il, estimant qu'il «ne s'approprie pas son projet d'étude et les formulaires de l'administration française, alors que les étudiants en auront à remplir tous les jours».

Plus 20% de demandes

Aussi, François Miorcec, appelle-t-il les étudiants à se donner la peine d'essayer de comprendre comment ça marche, d'autant, insiste-t-il, «qu'il existe un dispositif d'accompagnement, y compris au sein de Campus France, pour aider les étudiants qui le souhaitent à remplir ce formulaire». Rencontré en marge d'un forum sur les premiers pas de l'étudiant en France, organisé par le groupe Trust, M. Miorcec se dit, cependant conscient que ce système est perfectible. Aujourd'hui, la France, naguère 3ème destination mondiale des étudiants étrangers, a reculé de deux places et occupe désormais la 5ème place. Dans les causes de ce recul, les démarches administratives et le coût des études qui ont atteint la barre des 10.000 Euros/an. Pourtant, cette tendance n'est pas notée au Sénégal, pour lequel la France reste la première destination estudiantine. Avec plus de 10.000 visites par an, 8000 demandes de rendez vous validés et 5500 demandes formalisées, pas étonnant que François Miorcec plastronne, en ces termes : «les chiffres démontrent qu'on reste la première destination, à hauteur de 85%, avec une hausse de 20% des demandes de préinscription».

Christine MENDY

Rewmi

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